Israël envahit la bande de Gaza

Israël envahit la bande de Gaza

L’occupant israélien qui réclame la libération d’un de ses soldats a mis ses menaces à exécution en déclenchant une opération d’envergure. La première depuis le retrait israélien l’année dernière. Les dégâts sont importants. L’aviation israélienne a bombardé la principale station électrique du territoire ainsi que trois ponts. Un ministre israélien a précisé que l’offensive avait seulement pour but de ramener le soldat Gilad Shalit chez lui et non de réoccuper la Bande de Gaza. Et pour y parvenir, l’Etat Hébreu a ainsi opté pour la méthode la plus radicale au risque de semer le chaos dans un territoire déchiré par les tensions inter-palestiniennes. Le mouvement islamiste Hamas, dont est issu le gouvernement palestinien, a fait un pas important mardi soir vers la reconnaissance implicite d’un Etat hébreu. 
Ses émissaires ont en effet validé le document d’entente nationale élaboré par des palestiniens détenus en Israël, déjà approuvé par les autres parties. Le texte stipule l’établissement d’un Etat Palestinien sur les territoires occupés par Israël en 1967, c’est-à-dire la Cisjordanie et Gaza, avec Jérusalem pour capitale. Il préconise par ailleurs la formation d’un gouvernement d’union nationale.
Cet accord constitue une étape vers la reprise du versement des aides financières internationales. Reste à savoir si le Hamas va reconnaître les accords signés par le passé avec Israël tout en renonçant à la lutte armée.  Cependant, la volte-face du mouvement radical intervient un peu tard. Il fallait que la Bande de Gaza soit assiégée par les chars de l’occupation israélienne pour qu’enfin les islamistes reviennent à la raison et décident de mettre de côté leurs fantasmes surréalistes qui ont provoqué l’isolement total de l’Autorité palestinienne. Aujourd’hui, les choses ne risquent pas de s’arranger pour autant. Hamas est parmi les cibles de l’armée israélienne qui emploie la manière forte pour libérer son soldat. D’après l’AP, l’aviation israélienne a frappé un camp d’entraînement du Hamas mercredi à Rafah. Les deux missiles sont tombés à environ 200m de distance, dont l’un dans un camp vide du Hamas. Le second a échoué dans un champ voisin.
Dans sa première réaction, le gouvernement du Hamas a qualifié l’opération militaire de l’armée, jusqu’ici limitée, "d’injustifiée".
Sur le terrain, la situation était encore compliquée mercredi matin par les affirmations d’un groupe armé palestinien menaçant de tuer un colon israélien qu’il dit avoir enlevé en Cisjordanie. Et à en croire l’AFP, des hommes, des femmes, des enfants s’entasseraient dans des voitures ou des charrettes tirées par des chevaux pour fuir les chars israéliens. Le sort du caporal enlevé demeure toujours inconnu. Selon la presse israélienne, il pourrait avoir été conduit hors de la Bande de Gaza. Le Hamas a promis des informations à son sujet en échange de la remise en liberté des femmes et des mineurs palestiniens détenus en Israël, perspective qu’Olmert à catégoriquement rejetée.

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