Israël lance ses manoeuvres et tente de rassurer la Syrie

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a envoyé dimanche un message d’apaisement à la Syrie, tentant de faire retomber les tensions sur la frontière commune, relancées pourtant par le début dimanche d’un exercice de sécurité publique, censé durer cinq jours et qui réveille la colère de ses voisins. Au début du conseil des ministres, Ehoud Olmert s’est voulu rassurant quant à cet exercice, destiné à mettre à l’épreuve la réactivité des agences gouvernementales, de l’armée et des services de secours en cas d’attaque, d’attentat de grande ampleur ou de catastrophe naturelle. «Je veux dire clairement que cet exercice n’est rien d’autre qu’un exercice. Israël ne cherche pas de conflit violent au nord. Nous avons dit plus d’une fois que nous sommes intéressés à faire la paix avec les Syriens», a déclaré le chef du gouvernement.
La presse des deux pays a fait état toute la semaine écoulée d’incidents répétés et frictions entre les deux ennemis, qui ont gelé le processus de négociations depuis 2000.
Selon le vice-ministre de la Défense Matan Vilnai, l’exercice doit aider l’Etat hébreu à appliquer les leçons tirées de la guerre de l’été 2006 contre les milices libanaises du Hezbollah. Il a toutefois nié lui aussi un quelconque lien avec les tensions actuelles sur la frontière nord avec la Syrie et le Liban et affirmé que des messages avaient été envoyés à ces voisins pour expliquer la nature de l’exercice.
A Beyrouth, le numéro deux du Hezbollah, le parti de Dieu chiite, Cheikh Naim Kassem, a jugé le contraire. Il a estimé que cet exercice «faisait partie des préparatifs de guerre, parce qu’Israël est toujours en état de guerre». Au cours d’une manifestation dans le sud de la capitale libanaise, il a ajouté: «ces manœuvres font partie des préparatifs pour quelque chose à l’avenir, peut-être un avenir lointain, mais ce sont des préparatifs de guerre». D’après lui, l’exercice de défense passive a aussi pour objectif de «redonner bon moral au peuple d’Israël, après la défaite de la guerre de 2006».
De son côté, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a expliqué au Caire avoir donné instruction, à son armée mais aussi à la FINUL déployée au Sud-Liban, pour qu’«Israël n’utilise pas (ces manœuvres) comme prétexte pour violer notre espace aérien ou lancer une attaque sur le Liban».

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