Italie : Le FMI sonne l’alarme

Tous les instituts italiens et internationaux le confirment : l’Italie est entrée en récession et risque de devenir "un malade chronique" faute de réformes structurelles, a averti le Fonds monétaire international (FMI). Elle est le seul membre du G7, le club des puissances industrielles, à afficher "une croissance négative", souligne pour sa part l’OSCE. Ce constat, dressé à quelques semaines du sommet en Ecosse du groupe des puissances industrielles, ulcère le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, richissime entrepreneur et magnat des médias, car il sanctionne sa gestion du pays.
La Commission européenne l’a cloué au pilori mardi, dans les motivations de sa décision de sanctionner le dérapage des comptes publics du pays. "Le dépassement du seuil de 3% du PIB pour le déficit public ne peut pas être considéré comme temporaire ni exceptionnel, car il n’a pas été provoqué par une grave récession", a souligné l’exécutif bruxellois.
"La situation actuelle met à risque la viabilité des finances publiques sur le long terme", a-t-il ajouté. Le dérapage a commencé en 2003, durant le règne de Giulio Tremonti à la tête du super ministère de l’Economie et des Finances, et "les interventions pour le contenir ont été au plus des mesures temporaires", a noté la Commission.
La mise en cause de "la finance créative" de M. Tremonti, proche de la Ligue du nord nommé vice-premier ministre fin avril, a poussé le mouvement populiste et europhobe de la coalition au pouvoir à allumer des contre-feux.

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