Italie : ouverture du procès Parmalat

Le premier procès Parmalat, l’un des plus importants scandales financiers européens, s’est ouvert mercredi matin à Milan où sont jugés Calisto Tanzi, le fondateur du groupe et plusieurs de ses proches, pour manipulation des cours de Bourse et fausses déclarations aux marchés financiers.
Le procès s’annonce comme l’un des plus retentissants de ces dernières années à Milan et se tient dans le Palais de Justice qui fut le berceau de l’affaire Mains Propres (Mani Pulite) voici une douzaine d’années.
Calisto Tanzi, qui ne s’était pas présenté à l’ouverture de la séance, est arrivé en cours d’audience par une porte de service et s’est placé au premier rang à côté de ses avocats.
Selon l’un de ses avocats, M.Tanzi n’entend pas "attaquer mais assumer ses responsabilités et éclaircir le contexte dans lequel se sont produits les faits contestés". Près de deux ans après le plus important krach financier italien, qui a creusé un trou de 14,3 milliards d’euros dans les caisses du groupe agroalimentaire, Calisto Tanzi comparaît avec quinze autres personnes physiques et trois personnes morales (les cabinets d’audit Grant Thornton, devenu depuis Italaudit, et Deloitte et Touche, ainsi que la Bank of America, citée uniquement à titre civil). Onze personnes inculpées dans le même procès, ont en revanche choisi une procédure négociée évitant le procès public et ont été condamnées au mois de juin à des peines allant de dix mois à deux ans et demi de prison. Le scandale a éclaté en décembre 2003 lorsque le groupe agroalimentaire n’a pas pu rembourser une émission d’obligations d’un montant de 150 millions d’euros. Mais les enquêtes judiciaires ont montré que le groupe était en réalité au bord du gouffre depuis de nombreuses années, ne survivant qu’au prix de grossières falsifications de bilan et grâce à des instruments financiers sophistiqués.

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