Kosovo : premiers contacts, aucun accord

Serbes et Kosovars albanais, opposés sur l’avenir du Kosovo, ont achevé mardi deux jours d’entretiens en tête-à-tête, sans résultats majeurs mais menés sur un ton positif, et se retrouveront sous l’égide de l’Onu le 17 mars à Vienne.
Historiques car premiers entretiens directs entre Belgrade et Pristina, ces contacts ont concerné des questions pratiques de décentralisation, mais pas le statut futur de cette province du sud de la Serbie administrée par l’Onu et dont la forte majorité albanaise réclame l’indépendance,
Ils «se sont déroulés dans un esprit de grande coopération» entre la délégation de Belgrade et celle de Pristina, a déclaré à la presse le diplomate autrichien Albert Rohan.
M.Rohan, qui a supervisé les deux jours de travaux, est l’adjoint de l’envoyé spécial de l’Onu pour le Kosovo , le Finlandais Martti Ahtisaari. Il s’agit de la dernière grande question non résolue dans les Balkans depuis l’éclatement de l’ex-Yougoslavie et les guerres des années 1990.
Alors que les deux millions d’Albanais du Kosovo, majoritaires à plus de 90%, réclament l’indépendance, Belgrade entend maintenir sa souveraineté officielle sur une province qu’elle considère comme le berceau de la culture et de la religion orthodoxe serbes. Admettant l’utilité de contacts directs, les deux délégations ont campé sur leurs positions quant à l’avenir du Kosovo.
«Ceci est le début d’un processus qui va conduire à l’indépendance du Kosovo», a déclaré Lufti Haziri, ministre des Affaires locales du gouvernement de Pristina, en soulignant que pour les Albanais la question du statut devait «être résolue le plus tôt possible».

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