La coalition se réduit encore un peu plus

La Pologne a mis fin officiellement samedi à sa mission aux côtés de l’armée américaine en Irak, un départ qui réduit encore un peu plus le nombre de pays engagés sur place dans la coalition emmenée par les Américains. Par ailleurs, deux hélicoptères de l’armée américaine se sont écrasés samedi soir à Adhamiyah, un quartier sunnite du nord de Bagdad, a annoncé un porte-parole militaire américain, en précisant qu’au moins un soldat irakien avait été tué selon un premier bilan provisoire.
La fin de la mission polonaise a été marquée par une cérémonie militaire organisée sur une base de Diwaniyah, capitale de la province éponyme (180 km au sud de Bagdad), où est basé le contingent polonais, en présence du ministre polonais de la Défense, Bogdan Klich, et du commandant en chef des forces américaines en Irak, le général Raymond Odierno.
Les 900 militaires polonais quitteront l’Irak d’ici à la fin du mois, selon le général Malinowski. L’armée polonaise est présente en Irak depuis le début, en mars 2003, de l’intervention armée américaine qui a fait tomber le régime de Saddam Hussein. Elle comptait 2.600 soldats en 2003, a perdu 21 hommes depuis le début du déploiement et compté 70 blessés, a-t-elle précisé samedi. Près de 150.000 soldats de la coalition sont aujourd’hui déployés en Irak, dont 144.000 militaires américains et environ 4.000 Britanniques. «L’achèvement de notre mission ne signifie pas pour autant la fin de notre engagement», a déclaré M. Klich, qui a assuré que son pays continuerait «à coopérer avec l’Irak dans les domaines économique et financier». Après le départ d’Irak des forces géorgiennes et japonaises, la fin de la mission polonaise marque une nouvelle réduction et la fin annoncée de la coalition internationale constituée en 2003 par les Etats-Unis. Début septembre, le HYPERLINK «http://fr.news.yahoo.com/fc/japon.html»Japon avait indiqué qu’il mettrait fin avant 2009 à sa petite mission aérienne d’appui logistique. Un haut responsable de l’administration américaine avait reconnu sous le couvert de l’anonymat que la coalition en Irak ne compterait plus qu’une « poignée » de pays d’ici la fin de l’année. Ce chiffre est depuis tombé à une quinzaine de pays, dont les contingents –très symboliques– ne dépassent pas quelques dizaines d’hommes.

• Amal Jayasinghe (AFP)

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *