La Corée du Nord durcit le ton

La Corée du Sud s’engage davantage pour calmer les tensions créées par la reprise du programme nucléaire de son voisin de Nord. «La question nucléaire est un problème qui affecte notre peuple.
Voilà pourquoi nous devons rechercher activement une solution qui puisse faire de toutes les parties –la Corée du Sud, la Corée du Nord et les pays qui leur sont liés– des vainqueurs, a déclaré le ministre sud-coréen de l’unification.
D’ailleurs, confortées par le sentiment ant-américain croissant en Corée du Sud, les autorités de Pyongyang ont pressé Séoul d’empêcher la confrontation en le soutenant. «C’est une tâche nationale urgente que d’avertir du danger du danger d’une guerre imminente et de préserver la paix dans la Péninsule coréenne, a indiqué Pyongyang qui a accusé Washington de se préparer à lancer « une attaque nucléaire ». « Il n’existe aucune raison ou condition pour que des compatriotes aggravent la situation ou perturbent la paix, alors que le Nord et le Sud recherchent la réconciliation, l’unité et la réunification », ajoute un message diffusé par l’agence officielle KCNA.
Des milliers de sud-coréens ont participé ces dernières semaines à des manifestations anti-américaines provoquées par la mort de deux adolescentes renversées par un véhicule militaire américain. Les manifestants ont également dénoncé la politique américaine à l’égard du Nord, certains réclamant même la fin de la présence militaire américaine en Corée du Sud.
Dans une veillée aux chandelles, des manifestants ont demandé à Washington de cesser de faire pression sur Pyongyang et de réviser un accord inégal sur le stationnement de ses soldats en Corée du Sud. Un émissaire sud-coréen a été dépêché à Pékin. Les deux pays oeuvrent de concert pour désamorcer la crise. Cette initiative diplomatique, qui englobe aussi la Russie, survient au lendemain de l’expulsion de Corée du Nord des derniers inspecteurs de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) qui prive le monde de tout contrôle direct sur la relance de l’armement nucléaire de ce pays, après un gel de huit ans. Pyongyang, fort de son droit, proclame : «s’il fallait défendre la dignité et la souveraineté de la Corée du Nord avec fermeté, il était important de renforcer nos forces armées de toutes les façons possibles.
L’idéologie révolutionnaire de notre parti donnent la première priorité à l’armée et à la défense de notre indépendance avec fermeté face aux visées impérialistes», souligne un écrit relatif aux orientations politiques pour 2003. À Washington, George Bush fait marche arrière face à la fermeté nord-coréenne ; ‘ Nous ne sommes pas dans une situation de confrontation militaire, mais de confrontation diplomatique», a dit le président américain.
«La communauté internationale, et particulièrement les pays proches de la Corée du Nord, comprennent les enjeux», a affirmé Bush qui estime que «la situation peut être résolue pacifiquement», contrairement à ce qu’il affirmait aux premiers jours du déclenchement de la crise.

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