La Côte d’Ivoire au menu du sommet de la Francophonie

Le sommet, qui doit rassembler une vingtaine de chefs d’Etat ou de gouvernement, se réunit officiellement sur le thème « Un espace solidaire pour un développement durable », mais le conflit en Côte d’Ivoire s’est installé au centre des débats dès la réunion ministérielle préparatoire.
Les ministres des Affaires étrangères ou leurs représentants ont en effet approuvé un projet de résolution qui soutient les accords de Marcoussis comme seule solution à la crise ivoirienne. « Nous réaffirmons (dans ce texte) que la solution en Côte d’Ivoire ne peut passer que par le respect des accords de Marcoussis et d’Accra », a ainsi déclaré le ministre canadien de la Francophonie, Jacques Saada. « Et nous avons affirmé notre soutien à la résolution du Conseil de sécurité » des Nations unies qui prévoit un embargo immédiat sur les armes destinées à la Côte d’Ivoire, a-t-il ajouté. Ce texte, qui a fait l’objet d’un accord dans ses grandes lignes après discussion entre les ministres, doit recevoir l’approbation formelle des chefs d’Etat et de gouvernement qui se réuniront vendredi, pour deux jours, dans la capitale du Burkina Faso. Le ministre français délégué à la Coopération, Xavier Darcos, a lui aussi indiqué que la résolution « demande que s’appliquent Marcoussis et Accra ». A propos du rôle de la France, dont des forces sont en interposition entre rebelles du nord et troupes loyalistes au sud de la Côte d’Ivoire, M. Darcos a déclaré: « Notre intérêt, c’est que ce soient les instances internationales qui fassent pression, notamment l’Union africaine ». « Ce n’est pas nous qui avons la clé », a ajouté M. Darcos. A son arrivée dans l’après-midi à Ouagadougou, le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan a lui aussi déclaré que les deux parties doivent « suivre les accords de Marcoussis et Accra », qui prévoient un désarmement et des réformes politiques.
Le président ivoirien Laurent Gbagbo, qui a décidé de ne pas participer au sommet, sera représenté par la ministre de la Culture et de la francophonie, Anne Malan Messou.
Le 6 novembre, des manifestations antifrançaises avaient éclaté à Abidjan après la destruction de l’aviation ivoirienne par la France, en riposte à un bombardement gouvernemental en zone rebelle (nord du pays) ayant tué neuf soldats français.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *