La demande mondiale de pétrole sera encore moins forte que prévu (AIE)

La demande mondiale de pétrole sera encore moins forte que prévu (AIE)

L'Agence internationale de l'énergie a de nouveau abaissé jeudi, 11 septembre 2014,  ses prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole pour cette année et pour 2015, afin de refléter la faiblesse des économies européenne et chinoise sur fond d'une production abondante, ce qui pénalise les prix du brut.

 Pour 2014, l'AIE table sur une hausse de 900.000 barils par jour de la demande planétaire d'or noir, à 92,6 millions de barils par jour (mbj), un peu moins que l'estimation précédente de 92,7 mbj. 

"La faiblesse persistante des économies européenne et chinoise, conjuguée à des livraisons de pétrole plus faibles que prévu au Japon et au Brésil, expliquent l'abaissement de la prévision de la demande pour 2014", souligne le bras énergétique des pays développés.



Pour 2015, la consommation de pétrole a été abaissée de 94 mbj à 93,8 mbj pour les mêmes raisons. Elle augmentera cependant de 1,2 mbj par rapport à cette année, grâce aux pays non membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui tireront l'essentiel de la demande.

En août, l'AIE avait déjà révisé ses prévisions en légère baisse.

"Dans ce contexte, il n'est pas surprenant d'observer une détente des prix", avec un cours du baril de Brent sous les 100 dollars, écrit l'AIE, notant que les conflits en Irak et en Libye restent sans effet sur les équilibres du marché pétrolier mondial.

La production de brut est restée abondante, malgré un recul de 395.000 barils quotidiens pour s'établir à 92,9 mbj en août par rapport au mois précédent. 

Les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont pompé 30,31 mbj, soit une baisse de 130.000 barils par jour, la forte reprise en Libye n'ayant pu compenser la baisse en Arabie Saoudite et en Irak. 



Les pays n'appartenant pas au cartel pétrolier ont eux produit 265.000 barils par jour de moins, à 56,2 mbj, en raison d'une baisse saisonnière en mer du Nord et en Alaska. 

Sur un an, la production s'est inscrite en hausse de 810.000 barils par jour, tirée par les pays non-Opep.

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