La force de paix, cible de violences en Afghanistan

Un poste d’observation de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité (ISAF) occupé par des parachutistes britanniques a été pris pour cible samedi à Kaboul, alors que la capitale afghane célébrait les funérailles du ministre des Transports aériens Abdul Rahman, assassiné jeudi à l’aéroport de la ville.
Les soldats britanniques ont riposté et les assaillants, non identifiés, ont pris la fuite à bord d’un véhicule. Selon le colonel Richard Barons, chef d’état-major de l’ISAF, aucun parachutiste n’a été blessé, mais leur poste a été évacué. Des enquêteurs de la force de paix ont par ailleurs découvert un homme tué et cinq blessés dans une habitation du voisinage du poste britannique. Ces derniers incidents illustrent bien les difficultés rencontrées par l’administration d’Hamid Karzaï face à l’insécurité et aux rivalités locales. Lynché par des pèlerins furieux de ne pas pouvoir se rendre à la Mecque pour les uns, le ministre Rahman aurait d’ailleurs été tué dans le cadre d’une vendetta selon les autorités afghanes qui ont même donné trois noms : le général Abdullah Jan Tawhidi, responsable des affaires politiques des services de renseignements, le général Kalandar Beg, vice-ministre de la Défense, et un avocat du nom de Halim.
Les trois meurtriers se seraient, toujours d’après Kaboul, mêlé aux pèlerins qui ont pris l’avion jeudi soir pour rejoindre l’Arabie Saoudite. Prévenue, cette dernière a assuré que les trois hommes seront renvoyés dans leur pays, tout en précisant qu’aucune personne répondant aux noms cités n’a été identifiée.
Samedi, plusieurs centaines de soldats afghans, baïonnette au canon, ont escorté le cercueil du ministre tué jusqu’à un cimetière situé en bordure de la capitale. « Cet événement prouve une fois de plus que nous devons nous garder de l’oppression des armes », a alors lancé Karzaï aux nombreux Kaboulis venus assister aux funérailles alors qu’un premier contingent d’une cinquantaine de soldats turcs débarquait pour renforcer les rangs de l’ISAF.

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