La France et l’Arabie Saoudite en front commun

La France et l’Arabie Saoudite en front commun

L’émissaire français Jean-Claude Cousseran a effectué une visite éclair, au Maroc. Il est venu rencontrer le ministre des Affaires étrangères saoudien, le Prince Saoud El Fayçal, mercredi 13 juin à Rabat. La rencontre s’est déroulée en milieu d’après-midi au nouveau siège de l’ambassade de l’Arabie Saoudite, inauguré, le matin-même par le chef de la diplomatie saoudienne. Jean Claude Cousseran, chargé de préparer une réunion interlibanaise prévue fin juin à Paris, est venu discuter sur le rôle que pourrait  jouer l’Arabie Saoudite dans la résolution du conflit au Moyen-Orient et plus particulièrement au Liban. Ceci tout en prenant en considération  que la France et l’Arabie Saoudite ont été les principaux bailleurs de  fonds de la reconstruction du pays après la guerre civile.
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner a eu l’idée d’organiser cette réunion suite à la visite effectuée les 24 et 25 mai au Liban. Il avait alors affirmé que la politique de la France envers ce pays demeurait inchangée, malgré l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence. Il a donc invité  l’ensemble des forces politiques libanaises à une réunion informelle destinée à la reprise du dialogue pour sortir le pays d’une crise politique prolongée. Pour cela, il a chargé son émissaire Spécial, Jean-Claude Cousseran de rencontrer les dirigeants des principales formations politiques libanaises. La veille de son départ pour Rabat, cet émissaire a rencontré au pays du cèdre les chefs des partis politiques. Ces derniers ont réagi « de manière positive » selon le porte parole du ministère des Affaires étrangères français, Jean-Baptiste Mattei.
 Dans des propos relayés par les agences de presse, ce dernier a ajouté que «les entretiens de M. Cousseran ont permis d’affiner le format de cette initiative informelle qui n’a d’autres ambitions que de contribuer   à renouer les fils du dialogue entre les différents acteurs de la vie politique libanaise». Il a été en outre décidé qu’un nombre réduit de participants est préférable. Ainsi, seuls des représentants désignés par les quatorze chefs des blocs parlementaires et quelques personnalités issus de la société civile assisteront à cette rencontre qui aura comme thème fédérateur : «Le renforcement de l’Etat libanais». En attendant la tenue de cette réunion, la tension monte d’un cran au Liban. Au moment même où l’émissaire français était en pourparlers avec le Prince Saoud El Fayçal, le député libanais Walid Eido et son fils ont été assassinés. Ce triste événement a été condamné par les Etas-Unis. Un communiqué du département d’Etat américain souligne que cet assassinat a pour but «de réduire au silence un autre dirigeant politique  oeuvrant pour un Liban souverain et démocratique».
Auparavant, le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack avait  qualifié lors de son point de presse quotidien l’attaque d’«acte terroriste», ajoutant que cela ne fera que renforcer la détermination des partisans de la  démocratie au Liban.

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