La France face à l’imbroglio des Moudjahidines

Depuis le coup de filet spectaculaire opéré par la police française mardi dernier en Ile-de-France, le mouvement de protestation a pris de l’ampleur au sein des Moudjahidines du peuple iranien. Accusée de terrorisme par la France – où elle a établi son QG au lendemain de la chute de Bagdad -, l’organisation d’opposition au régime de Téhéran, a été démantelée, et ses principaux dirigeants incarcérés. La plus emblématique d’entre eux, Maryam Radjavi, épouse du dirigeant de l’OMPI, Massoud Radjavi (introuvable), a été placée en détention dimanche. Auparavant, la «présidente élue de la résistance iranienne», comme l’appellent ses partisans, avait été mise en examen pour «appartenance à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et financement du terrorisme», tout comme 17 autres membres des Moudjahidines – dix hommes et sept femmes.
Depuis, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a réclamé que Maryam Radjavi soit libérée «au plus tôt». «C’est le sens du mouvement de grève de la faim qui maintenant s’est élargi à une vingtaine de villes en Europe et aux Etats-Unis», a expliqué un porte-parole. Le nombre de grévistes de la faim à Auvers-sur-Oise, où se trouve le siège de l’OMPI, dépassait lundi la centaine. Plus de 350 opposants iraniens venus de toute l’Europe faisaient également le siège devant le complexe en signe de protestation. Entre dimanche et lundi, sept personnes ont dû être hospitalisées, certaines refusant toujours de boire après sept jours sans boire ni manger.

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