La guerre continue en Tchétchénie

De violents combats ont à nouveau éclaté lundi dans la ville d’Argoun, à 15 km à l’est de Grozny, entre soldats russes et indépendantistes tchétchènes, provoquant la mort d’au moins deux combattants russes. Les forces fédérales y avaient déclenché une vaste chasse à l’homme contre cinq chefs indépendantistes tchétchènes. La ville, encerclée depuis vendredi, fait aussi partie d’une liste de plusieurs localités dont l’accès est interdit par les troupes russes depuis le 1er janvier. Moscou, qui entend ainsi venir à bout du pouvoir indépendantiste, a redoublé d’efforts ces dernières semaines en multipliant les opérations armées et les arrestations en série. Dimanche dernier, plus de 20 personnes ont été interpellées dans la seule ville d’Argoun. Le 2 janvier, plus d’une centaine d’indépendantistes ont également été tués sur les hauteurs des districts de Nozhai-Iourt et de Vedeno. Entrés en octobre 1999 en Tchétchénie, les soldats russes, officiellement au nombre de 45.000, continuent de combattre les rebelles dans la république indépendantiste, et sont accusés d’exactions et de pillages par les défenseurs des droits de l’Homme.
Après une intensification des violences en octobre, un premier contact engagé en novembre entre un représentant du président Aslan Maskhadov, et celui du Kremlin n’a débouché sur aucune amorce de règlement politique. Le 25 décembre, le chef rebelle tchétchène Salman Radouïev a pour sa part été condamné à la prison à vie par la Cour suprême de la République russe du Daguestan. Il était accusé d’avoir, en 1996, dirigé une attaque de séparatistes caucasiens contre la localité daguestanaise de Kizlyar, s’emparant de plus de 2.000 otages. Les autorités russes avaient présenté son procès comme un coup sévère porté au «terrorisme», cherchant à lier le séparatisme dans la petite république du Nord-Caucase aux réseaux islamistes Al-Qaïda.

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