La nature se déchaîne sur l’Asie du Sud-Est

La nature se déchaîne sur l’Asie du Sud-Est

Un puissant séisme a frappé dimanche matin le Sud-est asiatique, provoquant des raz de marée qui ont fait des milliers de morts, disparus et sans- abris. Le séisme, d’une magnitude de 8,9 degrés °C sur l’échelle de Richter, selon l’Institut américain de surveillance géologique (USGS), serait le cinquième le plus puissant qu’ait connu le monde depuis 1900.
C’est le séisme le plus puissant depuis celui qui avait frappé l’Alaska en 1964, d’après l’USGS. Un véritable mur d’eau d’une dizaine de mètres de haut, provoqué par la secousse, a frappé l’Indonésie, les côtes du Sri Lanka et du sud de l’Inde ainsi que le sud de la Thaïlande. Un millier de personnes ont trouvé la mort sous l’effet des raz de marée qui ont frappé dimanche la côte Sud de l’Inde, a déclaré le ministre indien de l’Intérieur, Shivraj Patil, à la chaîne de télévision Aaj Tak.
Dans le Tamil Nadu, Etat du sud-est de l’Inde, 1.625 personnes sont mortes. Dans l’Andhra Pradesh, environ 400 marins seraient portés disparus et 200 pratiquants hindous sont peut-être morts lors de leur traditionnelle baignade matinale. Les vagues géantes ont également fait plus de 500 morts en Indonésie et 200 autres dans le sud de la Thaïlande, selon les derniers bilans disponibles. Le séisme s’est produit à 8 heures du matin (heure locale) soit 1 heure GMT au large des côtes de l’île indonésienne de Sumatra. Ses répercussions se sont fait sentir vers le nord, avec plusieurs répliques qui ont secoué les îles Andaman, dans l’océan indien. Des touristes et des Thaïlandais ont été évacués de plusieurs îles dont celle de Koh Phi Phi, a déclaré Somsak Sunwansujarit, directeur général adjoint du Centre thaïlandais de gestion des catastrophes. Plusieurs plongeurs étrangers ont été tués, alors que 70 d’entre eux exploraient la grotte Emeral, dans le sud du pays, a fait savoir la police.
Plusieurs dizaines de touristes sont portés disparus dans le secteur, ont fait savoir les autorités thaïlandaises. Mais les régions les plus touchées semblent être celles du sud et de l’est du Sri Lanka, des secteurs touristiques parsemés de plages. Le président de la chaîne hôtelière John Keels a déclaré que cinq de ses établissements étaient fortement inondés. Le raz de marée a fait 2.200 morts dans l’île, selon les services du Premier ministre. La présidente sri-lankaise Chandrika Kamaratunga, a déclaré l’état de catastrophe nationale et lancé un appel à l’aide internationale d’urgence. L’île n’avait pas connu de raz de marée depuis 16 ans. « J’ai dénombré 24 corps sur une étendue de seulement six kilomètres », a expliqué Gemunu Amarasinghe, un photographe de l’Associated Press, qui s’est rendu dans l’une des zones sinistrées au sud de Colombo. « J’ai vu des corps d’enfants empêtrés dans des grillages » utilisés comme clôtures autour d’habitations côtières. « Il y avait des files et des files de femmes et d’hommes sur la route qui demandaient si quelqu’un avait vu des membres de leurs familles ». Un autre Tsunami a également frappé l’île de Penang, en Malaisie, tuant 21 personnes, rapportent des responsables. L’île est fréquentée par des touristes tant locaux qu’étrangers, et les hôtels de la région sont généralement pleins à cette période, au plus fort de la saison touristique.
A noter que « Tsunami » est un mot d’origine japonaise qui signifie littéralement « vague de port ». Les vagues sont générées soit par une déformation du fond de l’océan (la couche d’eau située au-dessus de la faille subit alors un déplacement) soit par des éruptions volcaniques sous-marines soit par des glissement de terrains. Dans les deux derniers cas, l’énergie générée est beaucoup moins importante que dans le premier pour lequel l’énergie générée permet de traverser les océans.
En 1968, le premier système d’alerte des Tsunamis pour les côtes pacifiques s’installe à Hawaï.
Il enregistre des ondes sismiques qui se propagent beaucoup plus vite que les ondes hydrauliques. Ainsi, les données des réseaux sismiques permettent de localiser le séisme, d’estimer sa magnitude et ainsi prévoir s’il provoquera un Tsunami. Le 22 mai 1960 à Concepcion au Chili, des secousses sismiques se produisent. La mer monte de plusieurs mètres, se retire, revient 20 minutes plus tard, se retire à nouveau puis revient une heure plus tard sous la forme d’une vague de 18 mètres de haut. Ce même Tsunami se propage jusqu’à Tahiti où la vague atteint 4 mètres et 11 mètres dans la baie d’Hilo à Hawaï.
Deux jours après, il atteint le Japon où on enregistre des hauteurs de vagues de 9 mètres. Enfin, cette vague se réfléchit sur ces côtes et retourne au Chili.

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