La paix s’enlise au Proche-Orient

Jeudi. Nouvelle journée de violences au Proche-Orient marquée par un attentat contre un autocar israélien dans le nord du pays. Le véhicule, qui se rendait de Hadera à Afula, a été la cible d’un tir palestinien qui a coûté la vie à quatre personnes et en a blessé sept autres, dont certaines sont dans un état grave. Un attentat condamné aussitôt par l’Autorité palestinienne, qui a réaffirmé «qu’elle oeuvrait dans sa totalité en faveur de l’arrêt de tous types d’attentats contre les civils israéliens». Par le biais de leur porte-parole, les responsables palestiniens ont également réitéré leur appel au calme et ont demandé à Israël de «cesser ses attaques et ses assassinats qui ne font qu’aggraver la tension»… Ce nouvel attentat fait pour sa part suite à plusieurs violences perpétrées plus tôt dans la journée, en Cisjordanie. Un Palestinien y a notamment été tué et un autre grièvement blessé par des soldats israéliens au niveau d’un barrage routier. Les deux automobilistes, irrités par la longue attente préalable au passage de ce poste de contrôle, auraient tenté de forcer la barrière avant de devenir la cible des forces de l’ordre. C’est dans ce climat de tension extrême que le Premier ministre israélien Ariel Sharon a une nouvelle fois demandé «une semaine de calme» comme condition préalable à toute reprise des négociations avec les Palestiniens. Une exigence que ces derniers réfutent totalement argumentant que lors de leur entrevue avec l’émissaire américain au Proche-Orient, le général Zinni, aucune mention n’avait été faite à ce propos. Selon eux, l’exigence de Sharon serait un pur stratagème pour éviter de remplir les obligations israéliennes, en particulier la question du gel de la colonisation dans les territoires… Dans ce jeu de questions-réponses, Ariel Sharon, en partance pour les Etats-Unis, a déclaré par la suite être prêt à appliquer tous les accords tout en assurant qu’Israël continuerait de pourchasser les militants palestiniens présumés. Sur le terrain, Anthony Zinni n’en démord pas. Il a entamé sa quatrième journée par une rencontre séparée avec les responsables de la sécurité israéliens et palestiniens. Au menu des discussions : les modalités de mise en place d’un véritable cessez-le-feu. Son co-émissaire, le secrétaire d’Etat adjoint, William Burns, s’est, quant à lui , rendu auprès du président égyptien Hosni Moubarak. M. Burns en a d’ailleurs profité pour promettre un « effort diplomatique très soutenu et sérieux» de la part des Etats-Unis.

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