La rue soutient Yasser Arafat

Quelque 10.000 personnes ont répondu à l’appel de plusieurs partis et mouvements palestiniens, en manifestant pour dénoncer le bouclage injuste imposé au peuple et au président palestinien. Ils ont également déploré le « silence de la communauté internationale devant les crimes d’Ariel Sharon », le Premier ministre israélien.
Yasser Arafat, le président de l’Autorité palestinienne, est cerné par les chars israéliens et privé de ses hélicoptères détruits dans des bombardements. Et Sharon a estimé « préférable de le maintenir enfermé à Ramallah, plutôt que de l’expulser », dans des propos rapportés dimanche par le quotidien israélien Maariv.
Et d’affirmer que M. Arafat ne quitterait pas Ramallah tant que l’Autorité palestinienne n’aurait pas arrêté les assassins du ministre israélien du tourisme Rehavam Zeevi, tué le 17 octobre 2001 par un commando du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).
D’autre part, Arafat a déclaré au Newsweek : « nous devons tenir compte du fait que les Israéliens cherchent à créer des tensions entre Palestiniens ». Le président palestinien ajoute que « nous faisons tout ce que nous pouvons, au niveau politique et en termes de sécurite, pour anéantir ce phénomène des opérations suicide ». « Il est clair, poursuit-il, que Sharon trouve dans ces opérations une opportunité en or pour ternir la réputation du peuple palestinien, de l’Autorité palestinienne et pour détruire le processus de paix ».
De son côté, Saëb Erakat, le principal négociateur palestinien, a sollicite les Etats-Unis et l’Union Européenne (UE) pour un déploiement d’observateurs internationaux dans les territoires autonomes palestiniens. M. Erakat, également ministre des Collectivités locales a estimé qu’un refus serait considéré, par Sharon comme un feu vert à la poursuite de la violence contre les Palestiniens non armés. Et d’expliquer, dans un communiqué cité par la radio égyptienne, que « la montée des actes de violence dans les territoires palestiniens est le résultat de l’application des plans de Sharon, qui a voté contre les traités de paix égypto-israéliens et jordano-israéliens, ainsi que contre tous les accords signés entre Israéliens et Palestiniens ». Même son de cloche chez le président égyptien Hosni Moubarak, qui, dans un discours télévisé, a affirmé dimanche, que la violence résultait du reniement par Israël de « la totalité de ses engagements en tant que force d’occupation et de son acharnement à humilier le peuple palestinien désarmé ». Le raïs a ajouté que « les puissances, et même une majorité d’Israéliens savent très bien que l’établissement d’un Etat palestinien indépendant est l’une condition pour aboutir à la paix et la sécurité dans le monde ». Tout est dit. Mais il n’est pire sourd…

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