La Syrie dans le collimateur

La Syrie dans le collimateur

Décidément, Ariel Sharon n’est pas prêt à participer à la construction d’une véritable paix au Proche-Orient. Après les raids aériens de l’armée israélienne sur la banlieue de Beyrouth, le Liban s’en est remis, mardi, au Conseil de sécurité de l’Onu. Sharon a l’intention de détourner les regards de l’opinion publique internationale de ce qui se passe à l’intérieur des territoires occupés où des crimes sont quotidiennement commis.
Attaquer le Liban revient à agresser la Syrie. C’est une réalité dont les Israéliens sont parfaitement conscients. En fait, c’est le but même de ce raid. Le vice-ministre israélien de la Défense, Zeev Boim, a considéré l’attaque contre le Liban comme un message à l’adresse de la Syrie. En effet, les tirs aériens du lundi soir ont visé des positions du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) dont les bases se trouvent, justement, à Damas, la capitale syrienne.
Le « message » israélien signifie que la prochaine cible sera le quartier général du FPLP, en plein coeur de la capitale syrienne.
Sharon est donc déterminé à opérer une escalade militaire dans la région. Les observateurs sont catégoriques: « Si la Syrie est attaquée par Israël, ce sera la porte ouverte au chaos ».
Officiellement, les Etats-Unis n’ont pas réagi à ce raid. Un silence suspect. Vraisemblablement, les Etats-Unis ne sont pas étrangers à l’attaque de Beyrouth. En fait, les ultra-conservateurs américains considèrent « toujours » Damas comme un terreau du terrorisme. Pourquoi « toujours »? Car les attentats terroristes dont les Syriens ont été victimes ne changent rien à la vision que Washington a du «Cham». «C’est un Etat voyou!», soutiennent les responsables dans le pays de l’Oncle Sam. Et Israël est là pour le prouver. Car, officiellement, l’attaque contre la banlieue de Beyrouth est une « en réponse à des tirs d’obus à partir du Liban en direction d’une vedette de la marine israélienne ».
Un prétexte qui ne trompe personne. Les Américains, et plus précisément les Faucons du cabinet Bush, ne veulent nullement tourner la page syrienne. Damas, pourtant pays victime du terrorisme, tient tête aux Etats-Unis et refuse de s’allier avec eux. Politiquement, il est impossible de douter du sérieux des actes terroristes qui ont touché la Syrie. Ce qui se passe avec la Syrie, les Etats-Unis le vivent également, aujourd’hui, avec l’Arabie saoudite. Ce royaume est en proie à des actes terroristes violents. Impossible, donc, d’accuser les Al Saoud d’avoir soutenu Al Qaïda.

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