La «tragédie» ne doit pas anéantir les «progrès»

La «tragédie» ne doit pas anéantir les «progrès»

L’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a appelé jeudi à ne pas laisser la «tragédie» de la flottille humanitaire pour Gaza anéantir les «progrès limités mais réels» des négociations de paix. «On ne peut pas laisser la tragédie de la semaine dernière déraper hors de tout contrôle et saper les progrès limités mais réels qui ont été accomplis», a déclaré M. Mitchell, en référence au raid meurtrier contre la flottille lors d’un discours au second jour d’une conférence internationale sur l’investissement en Palestine à Bethléem (Cisjordanie). «Ce qu’il s’est passé rend votre tâche ici et la volonté d’aller de l’avant encore plus cruciales», a-t-il dit à l’intention des participants à la Conférence sur l’investissement en Palestine 2010. Cette conférence, la deuxième depuis 2008, réunit des délégués palestiniens de l’ensemble des territoires occupés et un millier d’hommes d’affaires étrangers d’une trentaine de pays, selon les organisateurs. M. Mitchell s’exprimait au lendemain d’une rencontre avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en vue des entretiens de M. Abbas à la Maison-Blanche avec le président américain Barack Obama le 9 juin. «Comme cette conférence le démontre, les efforts de l’Autorité palestinienne pour inspirer confiance aux investisseurs et aux consommateurs sont en train de payer, sur place et dans le monde. Plus de 2.000 personnes de 35 pays et des centaines de compagnies locales, régionales et internationales sont représentées à cette conférence», a ajouté l’émissaire américain. «Il n’y a pas de conflit auquel on ne puisse mettre un terme. Les conflits sont créés, dirigés et soutenus par des êtres humains. Ils peuvent être arrêtés par des êtres humains, aussi haineux ou cruels soient-ils. La paix peut l’emporter», a assuré M. Mitchell, un des artisans du processus de paix en Irlande du Nord. Lors de son arrivée au Palais des conférences de Bethléem, l’envoyé américain s’est arrêté dans plusieurs stands, dont un d’habillement traditionnel, où il a revêtu un keffieh à damier noir et un blanc, le célèbre foulard palestinien, et dans celui de l’USAID, l’Agence américaine d’aide internationale. Le représentant du Quartette pour le Proche-Orient, Tony Blair, a ensuite prononcé un plaidoyer pour l’investissement dans les territoires palestiniens. «Ce que nous attendons de vous, ce n’est pas votre pitié, mais votre partenariat, pas votre compassion, mais votre investissement, nous voulons en fait moins de mots doux et plus de devises fortes», a-t-il lancé à l’intention des investisseurs étrangers. «Chaque fois que vous faites un investissement, vous émettez un vote de confiance envers la Palestine et le peuple palestinien, chaque fois que vous créez un emploi, vous créez un intérêt dans l’avenir», a-t-il expliqué.»Bien sûr nous avons besoin de la communauté internationale, bien sûr nous avons besoin qu’Israël coopère, mais l’implication des Palestiniens eux-mêmes est une partie importante de la longue marche vers un Etat», a plaidé M. Blair, cette fois à l’adresse des Palestiniens.

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