L’Afrique, théâtre de « grave atteintes » aux droits de l’Homme (Amnesty)

"Les gouvernements et les groupes d'opposition armés ont continué à transgresser les droits humains et le droit international humanitaire au Soudan (particulièrement au Darfour), dans le nord de l'Ouganda, au Tchad, en Côte d'Ivoire et en République démocratique du Congo (RDC)", écrit l'organisation de défense des droits de l'Homme.
"Dans les camps ou les villes, réfugiés et personnes déplacées ne bénéficiaient pas de l'aide nécessaire pour couvrir leurs besoins essentiels,  risquant en outre de subir de graves atteintes à leurs droits fondamentaux",  ajoute-t-elle.
Le rapport souligne cependant, en quelques lignes, une "diminution des conflits armés" en 2005 en Afrique. "Dans le cadre de certains conflits, des progrès encourageants ont été réalisés sur le chemin de la paix," souligne Amnesty.
Le rapport met en particulier en exergue le cas du Sénégal où l'accord de paix qui a mis fin à deux décennies de violence en Casamance, "a été respecté  tout au long de l'année" 2005.
Analysant la capacité de l'Afrique à gérer ses conflits, Amnesty souligne qu'un "ensemble d'organismes régionaux importants", parmi lesquels le Parlement panafricain et le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), sont devenus "parfaitement opérationnels", mais estime que leur influence sur le respect des droits de l'Homme est "difficilement mesurable".
L'organisation de défense des droits de l'Homme critique sans détours "le manque de fermeté" de l'UA concernant la crise au Zimbabwe, preuve d'un "manque de cohérence" dans l'application de ses principes.
Evoquant l'opération Murambatsvina (Se débarrasser des ordures, en langue shona), lancée en mai 2005 et qui s'est traduite par l'expulsion de "centaines  de milliers de personnes" par la force de leurs maisons, Amnesty critique sévèrement l'attitude du gouvernement de Robert Mugabe, au pouvoir depuis 26 ans.
"A de multiples reprises, les autorités ont entravé l'action humanitaire  des ONG et des agences des Nations unies, y compris quand elles tentaient de trouver des abris aux personnes privées de logement", souligne le texte.

 

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