L’ambassadeur US critique directement le ministre Irakien de l’Intérieur

"Pour être crédible, une force de police doit bénéficier de la confiance de toutes les communautés. Il n’est pas possible de placer à la tête du ministère de l’Intérieur un homme qui est considéré comme un partisan d’une communauté religieuse", a déclaré M. Khalilzad au cours d’une conférence de presse.
Le ministre de l’Intérieur sortant a été accusé à plusieurs reprises de couvrir les agissements de milices chiites et de laisser les commandos de la police arrêter arbitrairement, torturer et exécuter des suspects sunnites.
Une enquête a été ouverte par le gouvernement irakien, après la découverte de deux centres de détention placés sous la responsabilité du ministère de l’Intérieur, où des détenus avaient été victimes de mauvais traitements.
Les troupes américaines avaient découvert le 13 novembre quelque 170 détenus, souffrant de soif, de faim et nécessitant des soins, dans un bâtiment du ministère de l’Intérieur, à Jadriyah, dans le sud de Bagdad.
Un second centre où des détenus portaient les traces de mauvais traitements a été découvert début décembre par des GI’s et des soldats irakiens à Bagdad.
Le ministre de l’Intérieur avait rejeté ces accusations en affirmant que les mauvais traitements se limitaient à des gifles.
"Je peux affirmer, sur la base des rapports que j’ai reçu, que dans bien des cas, il s’agissait de bien pire que de quelques gifles", avait déjà répondu le 13 décembre M. Khalilzad.
"Des officiers américains accompagnent les forces du ministère de l’Intérieur afin d’observer comment elles mènent leurs raids et dans quelles conditions les gens sont emprisonnés. Je m’attends à ce que cette mesure ait un effet positif", avait-il ajouté.

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