L’Arabie Saoudite refuse de siéger au Conseil de sécurité de l’ONU

L’Arabie Saoudite refuse de siéger au Conseil de sécurité de l’ONU

L’Arabie saoudite a refusé vendredi d’entrer au Conseil de sécurité des Nations Unies, pour protester contre « l’impuissance » de l’organisation mondiale et son échec à régler les conflits au Proche-Orient.

« L’Arabie saoudite (…) n’a pas d’autre option que de refuser de devenir membre du Conseil de sécurité jusqu’à ce que ce dernier soit réformé et qu’on lui donne les moyens d’accomplir son devoir et d’assumer ses responsabilités pour préserver la paix et la sécurité dans le monde », a annoncé le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par l’agence de presse SPA.

Riyad « estime que la méthode et le mécanisme de travail du Conseil et sa politique de deux poids-deux mesures l’empêchent d’assumer convenablement ses responsabilités concernant la paix mondiale », soulignant que « la question palestinienne demeure depuis 65 ans sans règlement » et que le Conseil a échoué à débarrasser le Proche-Orient des armes de destruction massive.

Le ministère saoudien souligne, en outre, que le fait « de permettre au régime en place en Syrie de tuer son peuple et de le brûler à l’arme chimique au vu et au su du monde entier sans sanctions dissuasives est une preuve claire de l’impuissance du Conseil de sécurité à accomplir son devoir et à assumer ses responsabilités ».

L’Assemblée générale des Nations a élu jeudi cinq nouveaux membres au Conseil de sécurité dont l’Arabie saoudite, le Tchad et le Nigeria ainsi que le Chili et la Lituanie.

Le Conseil de sécurité compte quinze membres dont cinq permanents dotés d’un droit de veto: les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la France et la Grande-Bretagne.

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