L’assistant Irakien des deux ex-otages journalistes français engage une action contre l’Etat français


L’ex-chauffeur estime avoir aidé la France à libérer ses deux journalistes mais n’avoir rien reçu en retour, soulignant qu’avec sa femme et ses trois enfants, il vit en région parisienne dans des conditions déplorables, seulement aidé par des proches.

Son avocat, Me Gilbert Collard, entend réclamer à l’Etat la somme de 150.000 euros. Une assignation pour réparation a été adressée au tribunal de grande instance de Paris. Mohammed al-Joundi estime avoir tout perdu après son départ forcé d’Irak, puis n’avoir jamais été aidé par les autorités françaises.

Et ce, en dépit de promesses qui auraient été faites à l’époque.

Cet Irakien de 52 ans raconte ainsi qu’après avoir été libéré le premier par ses ravisseurs, en novembre 2004, l’ambassade de France à Bagdad l’a placé d’office dans un avion. Direction Paris. Mohammed al-Joundi explique qu’il a alors travaillé sans compter pour une cause noble, collaboré avec les services secrets pour faire libérer ses deux amis journalistes. A cette époque, tenu de garder le secret, il refuse des propositions d’interviews rémunérées, des contrats aussi avec des éditeurs. Les deux journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot ont écrit au Premier ministre pour l’alerter sur le dénuement et la solitude de Mohammed al-Joundi, ont-ils indiqué.

Les deux journalistes et leur chauffeur avaient été enlevés le 20 août 2004.

Mohammed al-Joundi a été libéré trois mois après. Chesnot et Malbrunot le seront le 21 décembre de la même année.

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