Le centre de détention d’Amsterdam-Schiphol doit fermer dans les 36 heures


Cette décision fait suite aux demandes du conseil municipal, qui a estimé, sur avis des pompiers, que la sécurité en cas d’incendie ne peut y être garantie.

Le maire et les adjoints avaient d’abord voulu donner au ministre de la Justice Piet Hein Donner le temps d’améliorer les conditions de sécurité, mais ils n’avaient obtenu des changements qu’après avoir imposé des astreintes au ministère, "ce qui a porté dommage à la confiance" de la municipalité envers le ministre, a expliqué le maire.

M. Donner a estimé cette décision "irresponsable". "Dans un délai aussi court, nous ne disposons pas d’établissement permettant d’accueillir (les détenus) dans de bonnes conditions sanitaires et de sécurité", a-t-il déclaré.

Il a souligné que les personnes interpellées alors qu’elles tentaient de passer de la drogue dans leur estomac devaient être gardées dans des conditions particulières pour que leur vie ne soit pas en danger.

Il a réaffirmé qu’une solution serait trouvée "aussi vite que possible".

Deux femmes et neuf hommes –deux Ukrainiens, deux Turcs, deux Surinamiens, un Dominicain, un Bulgare, un Libyen et un Roumain– sont morts dans l’incendie d’une aile de ce centre construit en préfabriqué, où sont enfermés, dans l’attente de leur expulsion, des étrangers en situation irrégulière et des passeurs de drogue interceptés à l’aéroport.

Cet incendie avait provoqué une vague d’émotion aux Pays-Bas et trois enquêtes –une technique, une judiciaire et une indépendante– ont été lancées pour déterminer ce qui a pû mener au drame.

Un détenu lybien de 25 ans, gravement blessé, est suspecté d’être à l’origine de l’incendie, mais nie les faits.

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