Le centre de détention d’Amsterdam-Schiphol placé sous haute surveillance

"Trois fuyards ont été arrêtés", a indiqué Michel Bezuijen, le maire d’Harlemmermeer, la commune sur laquelle se trouve l’aéroport.
Il a cependant admis que les autorités ne connaissaient pas le nombre exact de détenus manquant à l’appel.
"Il faudra déduire les onze morts de la liste totale des détenus et dresser la liste de ceux qui manquent à l’appel", a-t-il expliqué.
"Nous ne pouvons plus assurer la sécurité des détenus pour l’instant et allons les transférer vers d’autres centres de détention aux Pays-Bas", a déclaré pour sa part Martin Bruinsma, porte-parole du parquet, précisant que cette mesure concerne 150 des quelque 350 personnes détenues au centre de Schiphol.
Le centre de détention, un ensemble de bâtiments à deux étages couverts à l’extérieur de tôles d’aluminium, est entouré de clôtures électriques et de fils barbelés, a constaté sur place un journaliste de l’AFP.
C’est dans une des ailes de ce complexe qu’un incendie s’est déclaré vers minuit. Selon plusieurs témoins oculaires, il s’agissait d’un feu violent, les flammes dépassant largement le toit.
A chaque sas de sortie, plusieurs membres de forces de l’ordre montaient la garde, jeudi matin, et empêchaient les passants de s’approcher et de se rendre compte des dégats.
Des camions de pompiers sortaient au compte goutte, suivis d’un car cellulaire où les détenus, isolés les uns des autres, cognaient sur les vitres blindées en apercevant les journalistes.

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