Le clan Ben Laden poursuivi

Selon le journal londonien Financial Times de samedi, les forces de sécurité iraniennes ont arrêté l’un des fils du milliardaire saoudien commanditaire présumé des attentats du 11 septembre, il y a plusieurs mois. Cet homme, dont l’identité n’a pas été révélée, aurait fait partie d’un groupe de plusieurs centaines de prisonniers soupçonnés de liens avec le réseau terroriste. Le quotidien, qui citait un officiel iranien sous couvert de l’anonymat, a également indiqué sur son site internet que tous ces détenus avaient été extradés vers leur pays d’origine.
Le fils Ben Laden aurait ainsi été envoyé vers l’Arabie Saoudite, pays d’origine de son père, ou vers le Pakistan. Ce groupe aurait été interpellé alors qu’il fuyait l’Afghanistan. Le ministre iranien des affaires étrangères, Kamal Kharrazi, avait d’ailleurs lui-même indiqué la semaine dernière que son pays avait arrêté quelque 250 ressortissants étrangers suspectés de liens avec Al-Qaïda, tous livrés à leur pays d’origine. Téhéran, accusé par Washington de soutenir et d’abriter des membres du réseau terroriste, avait dans un premier temps réfuté ces accusations. Ses services avaient par la suite avoué que des éléments avaient réussi à s’infiltrer dans le pays depuis l’Afghanistan et le Pakistan. Non identifiés, les terroristes présumés, dont parle le FT, auraient cependant beaucoup été plus nombreux. Au moins 350 d’entre eux auraient ainsi été extradés vers la seule Arabie Saoudite, selon le quotidien britannique informé par des sources diplomatiques. Une vingtaine d’autres – « y compris des femmes et des enfants de membres d’Al-Qaïda » – seraient des Européens.
Quel fils d’Oussama Ben Laden a été arrêté? A-t-il donné des informations sur son père? Les autorités iraniennes n’ont dimanche donné aucune indication officielle. Le milliardaire saoudien a à son actif quelque 23 enfants nés de quatre femmes. L’un de ses aînés, Saad Ben Laden, âgé d’environ 22 ans, est suspecté par les Etats-Unis d’être l’un des chefs d’Al-Qaïda. Deux autres des fils du clan au moins, Mohammed et Ahmed Ben Laden, soutiendraient aussi les actions de leur père, selon des responsables américains.
Plus au sud, au Yémen, la plus jeune femme de l’ennemi public numéro un aurait quant à elle été placée en résidence surveillée, après une descente de police le mois dernier, au domicile de son père. Amal al-Saddah, la « favorite » de Ben Laden, n’est âgée que d’une vingtaine d’années. Selon le Sunday Times, elle a été interrogée par les autorités yéménites avant d’être placée en résidence surveillée.
Des sources diplomatiques arabes citées par le journal dominical ont précisé qu’une fusillade avait éclaté lors de l’intervention de la police au domicile de la famille, à Ibb, au sud de Sanaa. « Elle (Al-Saddah) ne s’est échappée de son refuge dans le sud de l’Afghanistan, là où il (Ben Laden) a installé sa base, que pour se retrouver sous étroite surveillance au domicile de son père» rapportait le journal. Le père et le frère de la jeune femme ont aussi été placés en détention. «Le Yémen fait tout son possible pour coopérer avec les Américains. Mais il doit en même temps s’efforcer de ne pas mécontenter les tribus», expliquait un spécialiste yéménite, dans les colonnes du Sunday. Amal, qui a épousé Ben Laden alors qu’elle était encore adolescente, serait la seule des quatre épouses du leader d’Al-Qaïda, à être sortie d’Afghanistan.

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