Le climat de la crise mondiale domine la réunion du G-8

Un des principaux dossiers sur la table des dirigeants japonais, américain, français, russe, allemand, canadien, britannique et italien sera la question climatique. En 2007 à Heiligendamm (Allemagne), les huit pays les plus industrialisés s’étaient bornés à promettre de «prendre sérieusement en compte les décisions prises par l’Union européenne» de «réduction des émissions d’au moins 50% d’ici 2050». Cette fois, les Européens, moteurs dans la lutte contre le changement climatique, espèrent aller plus loin, dans la perspective du sommet sur le climat à Copenhague en décembre 2009. L’objectif est d’aboutir à un texte dans lequel le G-8 prendrait « un engagement ferme et définitif » de réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Mexique, Afrique du Sud), dont les dirigeants ont été conviés à un petit-déjeuner de travail, demain mercredi, s’engageraient sur le même objectif de 50%, mais «avec des modalités différentes», espère-t-on à Paris. Mais les pays émergents, tout comme les Etats-Unis, ont toujours refusé pour l’heure de se soumettre à des objectifs contraignants. «Nous n’obtiendrons aucun accord efficace si la Chine et l’Inde n’y participent pas. C’est aussi simple que ça, et c’est ce que je compte rappeler à mes partenaires», a encore expliqué le président George W. Bush. Si les pays industrialisés ne montrent pas la voie, «les pays émergents ne prendront pas d’engagements», rétorque-t-on à Paris.
La position américaine «ne changera pas jusqu’à ce qu’une nouvelle administration soit là», soupire un proche de Nicolas Sarkozy. Mais «on ne peut pas attendre (…) Il faut que ce soit l’Europe qui continue à porter l’élan de la négociation, en espérant être rattrapée par les Etats-Unis» une fois le nouveau président américain élu. Ce sera «difficile », reconnaissait-on cependant à Paris, où l’on avançait un «pronostic réservé» sur le résultat des négociations.
Les Huit devraient en revanche tomber d’accord pour appeler les producteurs de pétrole à augmenter leur production pour faire baisser les prix, et les pays consommateurs à faire des économies d’énergie.

• Christine Ollivier (AP)

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