Le G-8 veut réduire de 50% le gaz à effet de serre en 2050

Les ministres de l’Environnement du G-8 réunis au Japon ont fait part lundi de leur «volonté politique» d’aller vers une réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, estimant que les pays industrialisés se devaient de prendre les devants dans la lutte contre le réchauffement climatique. L’annonce des dirigeants des principaux pays développés n’a en revanche par fixé d’objectifs de réduction pour 2020. La déclaration, censée préparer le terrain pour le sommet du G-8 en juillet au Japon, précise qu’il est de la responsabilité des pays riches de montrer l’exemple en terme de diminution des émissions de gaz carbonique et d’inciter les pays en développement à les suivre en leur fournissant un aide financière et technologique.
Le texte ne mentionne en revanche qu’indirecement la recommandation de la communauté scientifique d’une réduction de 25% à 40% des émissions d’ici 2020, notant simplement que «la nécessité d’objectifs intermédiaires efficaces qui prennent en compte les conclusions du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de l’ONU, NDLR) été exprimée». Les pays européens, les Nations unies et les organisations environnementales s’étaient prononcées pour un engagement en ce sens, soutenant qu’éviter le sujet pourrait mettre en péril les négociations en cours pour un nouvel accord international contre le réchauffement climatique, qui sont censées aboutir d’ici la fin 2009. «Sans un objectif intermédiaire obligatoire pour les pays industrialisés, il sera très difficile d’obtenir un accord» à temps, a déclaré le secrétaire d’Etat allemand Matthias Machnig. Il a cependant estimé que les ministres réunis à Kobe avaient «fait un pas ici aujourd’hui -un petit pas, mais un pas important». L’Union européenne s’est engagée à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020, et de porter cette proportion à 30% si d’autres pays industrialisés s’engagent également sur cette échéance à moyen terme. Les Etats-Unis n’ont pas pris un tel engagement, exigeant pour ce faire que la Chine et l’Inde, entre autres, les suivent dans leur démarche afin de ne pas fausser la concurrence économique.

• Joseph Coleman (AP)

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