Le gouvernement éthiopien n’exclut pas un retrait de ses troupes

«Si le scénario politique de la Somalie s’améliore et que les responsables nous assurent de leur engagement, nous resterons pour les aider. Sinon, nous partirons, s’il n’y a pas d’autres options», a déclaré le Premier ministre Meles Zenawi devant le Parlement éthiopien. «Nous avons eu plusieurs sessions de négociations avec tous les décideurs, et nous allons revoir notre position dans les prochains mois», a-t-il ajouté. Toutefois, même en cas de retrait, «s’il y avait une menace, nous reviendrions pour briser les shebab», insurgés islamistes extrémistes qui s’opposent au gouvernement somalien de transition et attaquent presque quotidiennement les troupes éthiopiennes ou la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Par ailleurs, évoquant les rapports tendus entre l’Ethiopie et l’Erythrée voisine, M. Meles a réaffirmé jeudi préférer «une solution pacifique». «Nous nous attendons à un maintien du statu quo cette année (…), nous préférons vivre dans la situation actuelle avec l’Erythrée pendant encore dix ans plutôt que de lancer une guerre», a-t-il assuré.
Un conflit frontalier a opposé de 1998 à 2000 l’Ethiopie et l’Erythrée, mais les tensions restent très vives entre les deux pays de la Corne de l’Afrique. Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé fin juillet 2008 de mettre fin au mandat de sa mission de maintien de la paix en Ethiopie et Erythrée (Minuee), en réponse à des obstructions imposées par l’Erythrée aux opérations de la Minuee et au refus de l’Ethiopie de reconnaître le tracé de la frontière établi par une commission indépendante.

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