Le groupe AZF suspend ses actions, mais ne renonce pas

Par prudence, Louis Gallois, le président de la SNCF, a demandé jeudi aux cheminots de continuer à contrôler les 32.000 kilomètres de voies ferrées, comme ils l’avaient déjà fait les 3 et 4 mars. « La sécurité reste une priorité de tous les jours pour la SNCF. Vous m’apprenez une très bonne nouvelle mais ça n’empêchera pas que nous initions aujourd’hui l’inspection approfondie de notre réseau », a-t-il dit sur France 2.
Le groupe AZF a précisé dans une lettre à l’Elysée et au ministère de l’Intérieur qu’il ne renonçait pas à obtenir le versement d’une rançon de plusieurs millions d’euros de l’Etat français une fois résolus ses problèmes « technologiques et logistiques ». Il menace même de « surpasser sans gloire les tristes records espagnols », allusion probable aux derniers attentats de Madrid qui ont fait 190 morts. Tandis que le gouvernement affiche « sérénité » et « transparence », à quelques jours du second tour des élections régionales, les menaces d’AZF constituent un casse-tête pour la police française qui a mobilisé 600 hommes sur cette enquête.
L’existence du groupe a été révélée le 3 mars mais AZF avait expédié sa première lettre à l’Elysée et à la place Beauvau le 14 décembre. Le groupe dit émaner d’une « confrérie » et a des connaissances troublantes des questions militaires, avec des accents tour à tour sectaires ou altermondialistes, mais semble essentiellement animé par des mobiles crapuleux. Les enquêteurs n’écartent pas non plus une possible vengeance contre l’Etat. Son courrier annonçant la suspension de ses actions est parvenu aux autorités jeudi, au lendemain de la découverte d’un nouvel engin explosif sur une voie ferrée dans l’Aube.
Dans l’attente des expertises, aucun « lien avéré » n’a été établi dans l’immédiat entre le groupe AZF et la bombe retrouvée mercredi, souligne-t-on de source proche de l’enquête. L’engin présente à la fois des similitudes (type d’explosif, détonateurs) et des différences (système de retardement et emplacement) avec une précédente bombe retrouvée le 21 février, sur les indications du groupe, près de Limoges.

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