Le «New York Times» appuie la candidature de John Kerry

L’influent quotidien new-yorkais, qui qualifie dans son éditorial la présidence du républicain George W. Bush de « désastreuse », est rejoint dans son soutien au sénateur du Massachusetts par des journaux locaux de l’Ohio et du Minnesota, deux « swing states » dont une frange « oscillante » de l’électorat est susceptible de faire la différence le 2 novembre.
Les « grandes connaissances et la pensée claire » de John Kerry sont le propre d' »un grand chef de gouvernement », estime le «New York Times» dans ce long éditorial publié 16 jours avant la présidentielle.
Le Times admet qu’au début, la candidature du sénateur avait été largement vue comme devant cristalliser le mécontentement avec la politique du président, mais, écrit le journal, « nous avons fini par voir M. Kerry autrement qu’une simple alternative au statu quo ». « Nous apprécions ce qu’on a vu (de lui) », souligne l’éditorial.
« Il possède des qualités qui pourraient être la base pour un grand chef de l’Exécutif et pas seulement un peu meilleur que l’actuel », notamment la volonté de « réévaluer les décisions quand les conditions changent » et un « fort sens moral ».
Le Times est parmi les soutiens les plus convoités et influents de la campagne présidentielle, même si cet appui du journal, situé au centre-gauche, n’est pas totalement inattendu.
Quant à George W. Bush, le NYT a peu de mots aimables en appelant de ses voeux la fin de sa présidence, qu’il qualifie de « désastreuse ». Le journal égrène une liste de griefs – passant de la guerre en Irak aux réductions d’impôts pour les couches les plus aisées et à son « irrespect pour les libertés civiles et une gestion inepte » – et appelle à son départ de la Maison-Blanche.
« Quand nous jetons un regard en arrière, sur les quatre années passées, nos coeurs sont près de se briser, pour les vies perdues inutilement et pour les occasions gâchées malencontreusement », ajoute le journal.
Le département de la Justice n’a procédé avec succès à aucune opération contre le terrorisme et a « consumé une bonne part de la confiance et la patience que le peuple américain avait si volontiers accordées en 2001 ».

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