Le New York Times piégé par une fausse lettre

Dans cette lettre, Delanoë qualifie «(…) en tant que maire de Paris (…)» la candidature de la dernière survivante du clan Kennedy de «surprenante et pas très démocratique, c’est le moins que l’on puisse dire». «Nous, les Français, sommes des admirateurs de longue date de la Constitution américaine mais il semble que nous assistions ces derniers temps à une dérive tant chez les républicains que chez les démocrates par rapport au véritable modèle démocratique».
Lundi soir, le Times a publié sur son site internet une note de la rédaction dans lequel le quotidien de référence américain admet: «Cette lettre est un faux. Nous n’aurions pas dû la publier. En le faisant, nous avons enfreint à la fois nos critères et nos procédures concernant des «Nous, les Français, sommes des admirateurs de longue date de la Constitution américaine» mais, Le journal précise que le prétendu message de Delanoë était arrivé sous la forme d’un courriel et que les règles internes de vérification de son authenticité n’ont pas été respectées par le New York Times. «Nous avons déjà présenté nos excuses aux services de M. Delanoë et nous le faisons ici à nouveau à vous, nos lecteurs». Cette affaire constitue une nouvelle source d’embarras pour un journal dont la réputation avait été entachée en 2003 par l’un de ses journalistes, Jayson Blair, contraint à la démission après avoir reconnu avoir «bidonné» une histoire.

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