Le plan de Sharon présenté à une délégation américaine

Faute de progrès dans l’application de la feuille de route, Sharon cherche l’appui de G. W. Bush à ses projets. En effet, Ariel Sharon compte présenter les grandes lignes des projets de démantèlement des colonies de la bande de Gaza.
À cet effet, une rencontre avec une délégation américaine est prévue jeudi. Cette délégation est composée du secrétaire d’Etat adjoint chargé du Proche-Orient, William Burns, du numéro deux du Conseil pour la sécurité nationale (dépendant de la Maison-Blanche Stephen Hadley et du responsable du dossier Proche-Orient au sein de ce conseil Elliott Abrams. Les trois émissaires ainsi que le chef du cabinet de M. Sharon, Dov Weisglass doivent tenir une réunion. Il s’agit de préparer le terrain à Sharon afin qu’il puisse présenter son projet lui-même à Washington. La visite étant prévue pour le mois de mars.
Ce projet est fustigé en Israël. Deux cents rabbins ultra-nationalistes ont appelé les fidèles à se mobiliser contre ce plan. Ce dernier étant qualifié de « crime contre le peuple » et comparé aux « accords de Munich » avec Hitler en 1938. Par ailleurs, les ministres ultra-nationalistes ont été appelés par les deux anciens grands rabbins d’Israël à quitter le gouvernement si le plan est présenté à Washington.
Par ailleurs, Shaoul Mofaz propose qu’Israël garde le contrôle de la frontière, alors que certains officiers estiment qu’il valait mieux que la frontière passe sous contrôle palestino-égyptien. Depuis le déclenchement de l’Intifada, des centaines de maisons ont été détruites par l’armée israélienne dans le secteur de Rafah où les incidents armés sont très fréquents.
Le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin affirme que la France refuse cette alternative. La construction d’une barrière de sécurité entre Israël et les territoires palestiniens n’est pas jugée « la meilleure façon d’avancer dans la paix ». Lors de la rencontre avec le président Israélien, Moshe Katzave actuellement en visite d’Etat en France, Jacques Chirac a plaidé pour « la reconnaissance incontestable du droit du peuple juif à un Etat » et pour «la création, aux côtés d’Israel, d’un Etat palestinien viable». Le Président français a souligné que «les palestiniens aussi ont droit à la paix, à la dignité, à un avenir, à un Etat».

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