Le procès du Sheikh Omar fixé au 5 avril

La date du procès a été fournie à la presse par Raja Qureshi, le procureur général de la province du Sindh, qui a fait cette déclaration à l’issue d’une audience du tribunal antiterroriste de Karachi (sud du pakistan), préliminaire au procès proprement dit, pendant laquelle deux des quatre suspects arrêtés se sont vus remettre leur acte d’inculpation définitif.
En décidant le 22 mars de juger Sheikh Omar, la justice pakistanaise a reporté à une date ultérieure, c’est-à-dire au plus tôt après le procès, une éventuelle extradition vers les Etats-Unis du militant islamiste, inculpé par la justice américaine pour le meurtre du journaliste. Le procureur a précisé que «le gouvernement a décidé que le procès devra se tenir à l’intérieur de la prison» où les quatre suspects sont détenus à Karachi, « pour raisons de sécurité». La cour n’a pas encore décidé si le procès se déroulerait à huis-clos, a-t-il ajouté. Le principal suspect, le militant islamiste Sheikh Omar, qui a avoué avoir commandité l’enlèvement de Daniel Pearl, a comparu vendredi avec l’un des co-accusés, Sheikh Adil, ancien agent des renseignements de la police, accusé d’être l’un des trois auteurs des e-mails diffusés en janvier, qui menaçaient de tuer le journaliste et montraient des photos de lui en captivité.
Les deux hommes ont été transférés dans des véhicules blindés de la prison centrale de Karachi au tribunal, protégé par environ 200 policiers. Onze hommes au total, dont sept sont encore en liberté, ont été inculpés de meurtre, enlèvement contre demande de rançon et activités terroristes, en sont passibles de la peine de mort. De son vrai nom Ahmed Saeed Omar Sheikh, Sheikh Omar, 29 ans, né en Grande-Bretagne et qui a la double nationalité britannique et pakistanaise, est également poursuivi aux Etats-Unis pour l’enlèvement d’un citoyen américain en inde en 1994.
Présent vendredi à la sortie du tribunal, le père de Sheikh Omar, Ahmed Saeed Sheikh, a affirmé que son fils n’était pas un tueur. «Je connais mon fils, c’est un fils affectueux qui ne peut pas tuer», a déclaré le père de Sheikh Omar, qui, selon l’avocat de la défense a été autorisé à rendre visite à son fils en prison.
Correspondant du Wall Street Journal basé à Bombay (Inde), le journaliste américain, âgé de 38 ans, avait été enlevé le 23 janvier à Karachi, alors qu’il enquêtait dans les milieux extrémistes au Pakistan. Arrêté le 12 février, Sheikh Omar avait avoué deux jours plus tard devant la justice qu’il était l’instigateur de l’enlèvement, et affirmé que le journaliste était mort. Ce décès avait été confirmé par l’envoi, le 21 février, au consulat américain de Karachi, d’une cassette vidéo qui montrait des images de l’assassinat.

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