Le Québec bonifie la lutte contre la radicalisation

Le Québec bonifie la lutte contre la radicalisation

Les milieux scolaire et collégial sont notamment au cœur de la stratégie.

D’une manière globale, il est question d’étendre à l’ensemble des partenaires l’expertise du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence  lancé l’an dernier, souligne Denis Coderre.

Un an après avoir lancé le plan «agir, prévenir, détecter et vivre ensemble», le gouvernement québécois met en place de nouvelles mesures pour faire face à la problématique. Les milieux scolaire et collégial sont notamment au cœur de la stratégie. Une enveloppe de 625.000 dollars sur cinq ans est allouée dans ce cadre au programme prévention jeunesse
Le phénomène de la radicalisation est aujourd’hui une gangrène qui a contaminé tous les pays. La tragédie d’Ottawa tout comme celle de Saint-Jean sur Richelieu a prouvé que la problématique touche aussi le Québec. Pour endiguer cette gangrène, le gouvernement a lancé il y a un an un plan de lutte en la matière, porteur de plusieurs mesures. Aujourd’hui, il entend renforcer sa lutte contre la radicalisation menant à la violence. Dans sa démarche, le gouvernement québécois fait la part belle à la synergie avec les collectivités publiques mais aussi à la prévention. En effet, dans la nouvelle mouture du plan «agir, prévenir, détecter et vivre ensemble», il est question de renforcer les collaborations gouvernementales et locales. Denis Coderre, maire de Montréal, était justement aux côtés du ministre de la sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal, Martin Coiteux, et de la ministre de l’immigration, de la diversité et de l’inclusion, Kathleen Weil.

La ministre de l’enseignement supérieur, Hélène David, est aussi impliquée dans le renforcement de ce plan de lutte et à juste titre. Les nouvelles mesures concernent notamment le milieu scolaire et collégial à travers la mise en place des équipes volantes d’intervention composées de travailleurs de corridors et sociaux ainsi que de psychologues qui agiront sur le terrain. Il est question aussi de mieux outiller les gestionnaires et le personnel des milieux scolaires. Pour ce faire, des formations leur seront dédiées pour les aider à mieux gérer le problème de la radicalisation dans leur environnement éducatif. Parallèlement à ce dispositif, le gouvernement québécois annonce aussi qu’il va mettre en place «le programme Prévention jeunesse volet Radicalisation sur le territoire de Montréal et, au besoin, dans d’autres régions du Québec», est-il indiqué. Une enveloppe globale de 625.000 dollars sur cinq ans est allouée à cet effet. Outre ces mesures, l’adaptation des stratégies policières est aussi au programme. Formation, détection, prévention, intervention sont ainsi envisagées dans ce cadre.

D’une manière globale, il est question d’étendre à l’ensemble des partenaires l’expertise du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence  lancé l’an dernier, souligne Denis Coderre. De l’avis de l’élu, il n’y a cependant pas de recette ni de voie toute tracée en matière de lutte contre la radicalisation menant à la violence. «Il faut inventer les solutions et s’adapter aux différentes situations», souligne l’élu. Sur le plan prévention, il est cependant certain que les familles ont un rôle primordial pour percevoir les premiers signes de radicalisation de leurs enfants. Ce n’est ainsi que dans une structure sociale solidaire et altruiste que le vivre- ensemble que veut davantage promouvoir le Québec peut se réaliser.

Gouvernement-quebec

De gauche à droite : La ministre de l’immigration, de la diversité et de l’inclusion, Kathleen Weil, le ministre des affaires municipales et de l’occupation du territoire, ministre de la sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal, Martin Coiteux, la ministre de l’enseignement supérieur, Hélène David, et le maire de Montréal, Denis Coderre.

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