Les Africains renforcent la crédibilité du NEPAD

Le sommet s’est déroulé mardi dans la capitale fédérale du Nigeria, Abuja, sous les auspices du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), projet qui vise la relance de la coopération avec l’Occident sur de nouvelles bases – avec pour ambition des investissements annuels de 64 milliards de dollars.
Après une journée de discussions, les dirigeants africains se sont ainsi mis d’accord pour créer un mécanisme de surveillance et de respect mutuel en matière de politique économique et de gestion des entreprises.
Ce système garantit « que les politiques des pays africains sont basées sur de meilleures connaissances et pratiques ». Le texte final du sommet cite huit normes à respecter, sous l’égide d’un institut africain «crédible, transparent et global » , mais aussi «désigné, détenu et géré par des Africains».
Les quinze chefs d’Etat du continent ont aussi approuvé un projet de déclaration sur la « bonne gouvernance politique », gage de soutien à la pluralité démocratique, au respect des droits de l’homme et à la liberté de la presse et de la justice. Ce dernier texte, historique, apporte à ce récent organisme – officialisé en octobre 2001 – une crédibilité nécessaire, après la réélection contestée du président zimbabwéen, Robert Mugabe.
Si le Zimbabwe n’est pas membre du NEPAD, les Etats africains sont conscients que la victoire de Mugabe a provoqué une gêne en Occident vis à vis du continent.
L’hôte de la réunion, le président Olusegun Obasanjo, n’a-t-il pas déclaré que le monde entier observait l’Afrique pour voir si elle était vraiment en mesure de mettre d’elle-même un terme à un cycle vicieux de conflits, de crises économiques et politiques ?
La déclaration finale du sommet d’Abuja a été signée par les dirigeants algérien, congolais, gabonais, égyptien, éthiopien, malien, mauricien, mozambicain, nigérian,rwandais, sénégalais, sud-africain et tunisien. Elle sera suivie d’un prochain sommet du NEPAD, en juin à Rome, en Italie, en même temps que celui de l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En attendant le rendez-vous du G8, fin juillet, au Canada.

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