Les ambitions nucléaires Nord-Coréennes

Le vice-ministre des Affaires étrangères sud-coréen, Lee Soo-Hyuck, a déclaré que Séoul, Tokyo et Washington étaient convenus que si des discussions devaient avoir lieu en décembre, comme on l’espérait initialement, elles devraient se tenir la semaine prochaine. « En raison de Noël, cette semaine est la seule possibilité pour les discussions » cette année, a-t-il déclaré sur une radio. Ces trois alliés ont rédigé la semaine dernière à Washington un contre-projet de proposition pour les négociations qui doivent également réunir la Corée du Nord, la Chine et la Russie dans la capitale chinoise. Le texte, dont le contenu n’a pas été révélé, a été transmis lundi à Pékin, qui doit le soumettre à Pyongyang. La Chine n’a pas voulu dire mardi si le projet avait déjà été transmis, mais cela laisse de toute façon peu de temps aux dirigeants nord-coréens pour étudier la proposition et y répondre si des pourparlers doivent encore se tenir au cours de la semaine qui commence le 15 décembre. Une des questions clé est de déterminer le calendrier selon lequel la Corée du Nord abandonnerait ses ambitions nucléaires de manière vérifiable et irréversible tandis que les Etats-Unis s’engageraient à ne pas l’attaquer et offriraient d’autres concessions. La question des inspections des installations atomiques en Corée du Nord est également très sensible. Le document tripartite constitue une réponse à un plan nord-coréen, transmis par la Chine au début du mois, sur la manière de résoudre une crise qui dure depuis 14 mois. Pyongyang y défendait le principe d’actions simultanées, où le régime stalinien obtiendrait des garanties de sécurité et des avantages économiques et diplomatiques en échange d’un renoncement à ses ambitions nucléaires. La proposition nord-coréenne « contient des expressions et des clauses que nous ne pouvons pas accepter », a dit M. Lee. D’intenses efforts diplomatiques sont en cours pour préparer une deuxième session de négociations à six après qu’une première rencontre, tenue en août à Pékin, n’eut pas permis de trouver d’accord.

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