Les Arabes sont favorables à la reprise des pourparlers

Les Arabes sont favorables  à la reprise des pourparlers

Les ministres arabes des Affaires étrangères se sont dits favorables mercredi au Caire à des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens pour une durée de quatre mois afin de «donner une chance» aux efforts de paix américains, a indiqué un responsable palestinien. Cette décision a été prise lors d’une réunion du Comité de suivi du processus de paix à la Ligue arabe, constitué de seize membres, alors que les négociations de paix israélo-palestiniennes sont suspendues depuis plus d’un an. «Les ministres sont favorables à la tenue de négociations indirectes entre Palestiniens et Israéliens pour une période de quatre mois, afin de donner une chance aux efforts américains visant à relancer le processus de paix, au point mort depuis plus d’un an», a déclaré à l’AFP Saëb Erakat. «Si ces négociations ne donnent aucun résultat, des mesures seront prises, dont le recours au Conseil de sécurité de l’ONU», a-t-il dit. M. Erakat a ajouté que la direction palestinienne prendrait une décision à ce propos lors d’une réunion du Comité exécutif de l’OLP prévue samedi à Ramallah en Cisjordanie. Le comité de suivi s’est réuni en présence du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et du chef de la Ligue arabe Amr Moussa. Il regroupe, outre l’Autorité palestinienne, la Jordanie, l’Egypte, Bahreïn, la Tunisie, l’Algérie, l’Arabie saoudite, la Syrie, le Soudan, le Qatar, le Liban, le Maroc, le Yémen, les Emirats arabes unis, Oman et le Koweït. Tous les pays étaient représentés par leur chef de la diplomatie à l’exception de la Syrie. Ce sont les États-Unis qui ont proposé de lancer des pourparlers indirects entre Israéliens et Palestiniens, leurs efforts pour relancer des négociations directes ayant jusqu’à présent échoué. Les Palestiniens exigent un gel total de la colonisation y compris à Al Qods-est annexée pour reprendre les négociations directes. Israël, de son côté, souhaite les reprendre sans conditions préalables après s’être borné à proposer fin 2009 un moratoire de dix mois de la construction de nouveaux logements dans les colonies de Cisjordanie. La veille, le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, avait appelé les pays arabes à accepter la proposition américaine. «Israël ne veut pas revenir aux négociations et veut blâmer les Palestiniens en disant qu’ils ne veulent pas entrer dans des négociations. Il faut donc mettre fin à ce prétexte en révélant la vérité sur la position israélienne à la communauté internationale et à l’administration américaine», a-t-il affirmé. Selon lui, ces négociations indirectes se feraient par le biais de navettes entre les parties de l’envoyé américain dans la région, George Mitchell. Un diplomate arabe avait indiqué que le projet de communiqué salue les efforts de M. Mitchell et demande «que les négociations directes ne commencent pas sans qu’il y ait des références claires pour le processus de paix, un gel de la colonisation et une clarification de la position américaine en ce qui concerne les frontières de l’État palestinien».

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