Les archives nazies de Bad Arolsen seront ouvertes aux historiens

Les ambassadeurs des onze pays concernés, en charge du "Service international de recherche" (SIR) ont adopté des "amendements" aux accords internationaux régissant ce fonds documentaire, amendements qui "permettront l’ouverture aux chercheurs et historiens de la riche documentation conservée au siège du SIR à Bad Arolsen", a annoncé le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères dans un communiqué reçu mardi soir à Berlin. La réforme devra encore être soumise à la signature et à la ratification des Etats membres (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Grèce, Etats-Unis, Pologne et Israël) afin que les archives soient effectivement ouvertes "le plus rapidement possible", ajoute le communiqué.
Les gouvernements concernés "ont la ferme volonté politique d’agir en ce sens", indique encore le texte.
La décision, qui était attendue depuis que Berlin avait levé le mois dernier ses objections, met fin à une semi-confidentialité de plus de 60 ans pour ces 47 millions de documents, qui n’étaient jusqu’ici consultables que par les anciennes victimes et leurs ayants-droit.

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