Les critiques de Mary Robinson

Devant la conférence des Etats-parties à la 4-ème convention de Genève pour la protection des populations civiles palestiniennes, Mme Robinson a dénoncé le bouclage persistant des territoires palestiniens occupés et les «punitions collectives», qui ont de «graves effets» sur la vie de ces populations. Elle a, de même, dénoncé la poursuite de la politique d’extension des colonies juives dans les territoires. La Haut commissaire a commencé par dénoncer les agressions contre les populations civiles innocents, de quelque côté que viennent ces agressions. Elle a estimé, dans ce contexte, qu’autant les attaques de kamikazes palestiniens tuant des civils israéliens, que les assassinats de civils palestiniens par les forces de police israéliennes, violent les dispositions du droit international humanitaire, dont celles de la 4-ème convention de Genève (en particulier les articles 27 et 32, qui appellent à protéger et épargner les vies des personnes civiles ne prenant pas part aux hostilités). Mme Robinson s’en est par la suite prise aux nombreuses violations commises par les forces armées israéliennes dans les territoires occupés, s’attardant en particulier sur « les punitions collectives, telles que le siège prolongé et le bouclage des territoires, ainsi que la destruction de maisons et des terres agricoles, qui conduisent à aggraver la pauvreté et le marasme économique en Cisjordanie et à Ghaza ». Les conséquences de ces punitions collectives, a poursuivi la Haut commissaire, sont manifestes. Les travailleurs palestiniens ne peuvent gagner leurs lieux de travail en Israël, les producteurs palestiniens sont empêchés d’exporter leurs produits, le chômage s’aggrave, enfants et élèves sont empêchés d’exercer leur droit à l’éducation … », etc. Elle a rappelé, dans ce contexte, qu’il existe plus de 150 colonies, comprenant quelque 380.000 colons juifs, dont près de 180.000 vivent dans Jérusalem-Est. « En dépit du fait que toutes les résolutions du Conseil de sécurité, de l’assemblée générale de l’ONU et de la Commission des droits de l’Homme, stipulent que ces colonies violent l’article 49 de la 4-ème convention, ces colonies ont connu une expansion considérable depuis le lancement du processus de paix d’Oslo, en septembre 1993 ». Et d’ajouter que « les colonies sont devenues un catalyseur de la violence. Elles sont ainsi protégées par les forces armées israéliennes, et ne sont pas soumises à la juridiction des autorités palestiniennes. Or, les colons (Israéliens) ont commis de nombreux actes de violence contre des Palestiniens » . 114 Etats, ainsi que huit observateurs, participent à cette conférence des Etats-parties à la 4-ème convention de Genève, qui a été boycottée par les Israéliens et les Américains.

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