Les démocrates veulent arrêter leur lutte fratricide

«Le fait que nous soyons divisés est la seule chose qui puisse nous faire battre », a déclaré le président du parti démocrate, Howard Dean, sur la chaîne de télévision ABC, alors que dans le camp républicain, John McCain a reçu définitivement l’investiture de son parti cette semaine. M. McCain «ne correspond pas du tout au président qu’il faut en ce moment. Il a tort sur la guerre en Irak, il a tort sur l’économie, il a tort sur la couverture santé», a martelé M. Dean. Pour le battre, le parti démocrate doit absolument respecter les règles établies à l’avance pour désigner son champion, afin que «le camp perdant (celui de M. Obama ou de Mme Clinton) soit persuadé qu’il a été traité équitablement» et n’hésite pas une seconde à rallier le candidat désigné, a-t-il ajouté. Après une série de défaites, Mme Clinton s’est spectaculairement replacée dans la course mardi en remportant les primaires du Texas et de l’Ohio. Mais cela n’a pas empêché son rival de recueillir 61% (bien: 61) des voix samedi lors de « caucus » dans le Wyoming (centre), l’Etat le moins peuplé du pays. Selon le site indépendant RealClearPolitics, M. Obama compte désormais 1.588 délégués, contre 1.465 pour l’ex-Première dame. Mais aucun des deux ne semble en mesure d’atteindre le seuil des 2.025 délégués nécessaires pour s’assurer de l’investiture du parti. La prochaine étape se jouera dans l’Etat du Mississippi (sud) mardi et surtout en Pennsylvanie (est) le 22 avril. Dans les traditionnelles émissions politiques du dimanche matin, le débat a surtout porté sur la situation du Michigan (nord) et de la Floride (sud-est), dont les délégués sont pour l’instant interdits de séjour à la convention démocrate, fin août à Denver (Colorado, ouest) parce qu’ils ont violé les règles du parti en avançant leurs primaires en janvier. Il n’y avait pas eu de campagne — M. Obama s’était même retiré des listes dans le Michigan — et Mme Clinton l’avait largement emporté, ce qui pousse ses partisans à réclamer que les délégués élus à cette occasion soient pris en compte. Une parlementaire de Floride, Debbis Wasserman Schultz, qui soutient l’ex-Première dame, a souligné à quel point le parti ne pouvait se permettre d’ignorer son Etat, où George W. Bush avait scellé sa victoire nationale en l’emportant avec 537 voix d’avance en 2000. «Les blessures sont encore ouvertes depuis le fiasco de 2000», a-t-elle insisté sur la chaîne Fox News.

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