Les Etats-Unis isolés sur l’Irak

Les réticences rencontrées à une intervention armée ne devraient pas toutefois conduire les Etats-Unis à infléchir leur position à l’égard du président irakien Saddam Hussein. Parti il y a une dizaine de jours pour sonder, de l’aveu même de l’administration Bush, les capitales arabes sur l’Irak, M. Cheney, le plus haut responsable américain à s’être rendu dans la région depuis la prise de fonctions du président George Bush, a rencontré à chaque étape une forte résistance des partenaires des Etats-Unis à l’idée d’une opération militaire contre l’Irak pour renverser le régime en place.
Des réserves, exprimées en Egypte et en Jordanie, et confirmées en Arabie Saoudite, principal allié des Etats-Unis dans le Golfe, où M. Cheney n’a pas trouvé de soutien à une guerre contre l’irak. Les Européens sont également réticents, à l’exception de Londres. Mais, selon un sondage réalisé par le «Guardian», près de 51% des Anglais désapprouvent le soutien de leur gouvernement à une éventuelle action militaire américaine contre le régime de Sadam Hussein. Cela, alors que des sondages analogues réalisés l’année dernière et trois ans auparavant montraient qu’une majorité approuvait ces actions contre l’Irak.
Selon des experts américains, si les Etats-Unis auraient sans doute préféré rencontrer une opposition moins publique, il est encore trop tôt pour juger du succès de la mission de M. Cheney à cet égard. «La vraie mesure du succès dépend de ce qui s’est dit dans les entretiens à huis clos et les engagements pris».

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