Les massacres israéliens continuent

Ces raids font suite à une attaque contre un bus en Cisjordanie dans laquelle 10 Israéliens ont été tués en plus de l’un des assaillants, et à un double attentat suicide dans le bloc de colonies du Goush Katif dans la bande de Ghazza, qui avait fait quatre blessés. Les deux kamikazes ayant péri. Les raids des F-16 israéliens sur la ville de Ghazza ont commencé vers 20h00 GMT, et se poursuivaient trois heures plus tard. Le dernier raid a entièrement détruit le quartier général de la police à Ghazza, déjà sérieusement endommagé dans une attaque israélienne vendredi à l’aube. Les avions de combat ont attaqué à trois reprises la salle des radars et des hangars de l’aéroport international de Ghazza, situé près de Rafah, a affirmé un responsable palestinien. Selon lui, les raids ont provoqué un début d’incendie. Selon des sources de sécurité, des chars israéliens ont, dans le même temps, mené une incursion dans une zone autonome palestinienne dans le nord de la bande de Ghazza, pénétrant de 700 mètres dans la localité de Beït Lahia. Durant les raids, une Palestinienne, mère de huit enfants, est décédée d’une crise cardiaque après avoir subi un choc, a indiqué un médecin de l’hôpital Al-Chifa. Selon la même source, au moins dix-sept personnes ont été blessées en fuyant les bombardements, mais aucune victime directe des raids n’a été signalée. Les F-16 ont aussi mené une dizaine de raids contre des cibles à Ghazza, la plupart contre un complexe des services de sécurité près des bureaux et de la résidence de M. Arafat, a indiqué un haut responsable palestinien. L’une des cibles touchées est le bâtiment de la police maritime. Des flammes s’élevaient du bâtiment dans la nuit. Le siège de la police dans le centre-ville a aussi été visé, ainsi qu’un local de la Force 17 (garde du président palestinien), dans l’enceinte d’un palais des hôtes de M. Arafat. Inauguré en 1998, l’aéroport est considéré par les Palestiniens comme un symbole de leurs aspirations à l’indépendance, était utilisé par le président Yasser Arafat pour se rendre à l’étranger. Le président palestinien est bloqué à Ramallah, en Cisjordanie, depuis les raids aériens israéliens des 3 et 4 décembre menés en représailles à des attentats sanglants en Israël. A Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, l’aviation israélienne a notamment visé une prison et un commissariat, ont affirmé les témoins, selon lesquels une épaisse fumée se dégageait des sites bombardés.

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