Les musulmans de Suisse manifestent leur colère après les attentats de Paris

Les musulmans de Suisse manifestent leur colère après les attentats de Paris

Les manifestants ont été mobilisés à l'appel de plusieurs associations de la communauté musulmane, qui ont été les premières à réagir à Lausanne comme à Genève en dénonçant "un crime ignoble contre l'humanité".

"Il ne faut pas faire d'amalgame. Nous disons non à la violence, non au terrorisme. Oui à la paix, oui au vivre ensemble", a déclaré Pascal Gemperli, président de l'Union des associations musulmanes vaudoises (sud-ouest).

Il a affirmé devant la foule à Lausanne qu'"il n'y a pas de lien entre ce qui s'est passé à Paris et notre religion", soulignant qu'il était "important de réagir rapidement pour donner un message clair".

A Genève, des centaines de personnes se sont rassemblées samedi en fin de journée devant le Consulat général de France pour rendre un hommage posthume aux victimes des attentats de Paris.

Un pesant sentiment de tristesse se dégageait de ce rassemblement durant lequel les personnes présentes ont exprimé leur stupéfaction et leur indignation face à cette tragédie.

La consule générale de France, Odile Soupison, a remercié la foule nombreuse pour cette mobilisation à la mémoire des victimes de ces attentats barbares. "C'est un moment dur pour l'ensemble des démocraties", a-t-elle dit devant la foule qui a observé une minute de silence.

La Suisse avait annoncé samedi avoir mis ses services de sécurité en "état de vigilance accrue" et renforcé la surveillance des représentations diplomatiques françaises, au lendemain des attentats meurtriers qui ont ensanglanté Paris.

Le pays helvétique "se sent encore plus proche de la France en ces heures de souffrance et d'épreuve", a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, notant que l'exécutif "est informé en permanence de l'évolution de la situation".

Une évaluation établie par les services de renseignement fait état d'une "situation de menace élevée depuis plusieurs mois déjà", selon le département. Ce niveau de menace, a-t-il ajouté, "a été encore légèrement rehaussé début novembre, du fait que les intérêts des nations de la coalition anti-Etat islamique peuvent être la cible d'attentat sur le territoire suisse".

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