Les négociations continueront malgré la fin de l’ultimatum

Les négociations en vue de la libération des deux otages autrichiens en Afrique du Nord devraient se poursuivre après l’expiration de l’ultimatum fixé à dimanche minuit par leurs ravisseurs, selon les autorités autrichiennes.
«La cellule de crise qui travaille sur la libération d’Andrea Kloiber et de Wolfgang Ebner estime, en s’appuyant sur les informations dont elle dispose actuellement, qu’il y aura davantage de temps pour des efforts soutenus après la fin de l’ultimatum de dimanche minuit», a déclaré le ministère autrichien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le porte-parole du ministère, Peter Launsky-Tieffenthal, a toutefois insisté sur le fait qu’il n’y avait pas explicitement de report de l’ultimatum.
«Je dirais seulement que les discussions peuvent continuer après la fin de l’ultimatum», a-t-il dit.
«Pour la sécurité des otages et celle des personnes sur le terrain, nous ne voulons pas donner de détails sur l’opération», a simplement ajouté le porte-parole. La branche d’Al Qaïda au Maghreb avait accordé jusqu’à dimanche soir pour la remise en liberté d’islamistes détenus en Algérie et en Tunisie et relâcher en contrepartie Wolfgang Ebner, 51 ans, et Andrea Kloiber, 44 ans, enlevés le 22 février tandis qu’ils circulaient dans le sud de la Tunisie.
Selon le journal autrichien Kurier, les preneurs d’otages ont exigé le versement d’une rançon de cinq millions d’euros en contrepartie de leur libération.
Par ailleurs, le leader autrichien d’extrême droite Jörg Haider a répété dimanche que Seif al-Islam, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, avait pris l’«initiative personnelle» d’entrer en contact avec les preneurs d’otages.
M. Haider avait fait part samedi de son optimisme quant à une prochaine libération. La Fondation Kadhafi, que préside Seif al-Islam, a de son côté nié dimanche dans un communiqué publié à Tripoli tout «contact direct ou indirect» avec les ravisseurs.
Cette fondation avait joué un rôle important dans le dénouement de plusieurs prises d’otages dans la région, notamment dans la libération il y a cinq ans de 32 Européens, parmi lesquels dix Autrichiens. Le ministre algérien de l’Intérieur Yazid Zerhouni a, quant à lui, réaffirmé que l’Algérie n’était «pas concernée» par l’enlèvement de Wolfgang Ebner et d’Andrea Kloiber.
La dégradation de la situation dans le nord du Mali, où seraient détenus Wolfgang Ebner et Andrea Kloiber, pourrait cependant compliquer les efforts en vue de les faire libérer.

• Sim Sim Wissgott (AFP)

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