Les ONG réclament l’envoi d’observateurs

Mercredi, à Beit Lahm, des Palestiniens tués ou blessés au combat gisaient encore à même les rues en attendant des secours qui ont du mal à se faufiler entre les tirs sporadiques. «Des hommes ont été abattus hier (mardi) matin par un obus de char israélien, mais Tsahal nous a interdit d’aller chercher leurs cadavres », racontait Mohammed Samhan, responsable du Croissant-Rouge palestinien de la ville.
Si l’armée israélienne empêche les secours de se rendre auprès des victimes, elle n’hésite pas non plus à menacer les membres du service médical eux-mêmes.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) basé à Beit Lahm a par exemple rapporté qu’une de ses volontaires, Veronica Sommaro, qui se démenait avec le Croissant-Rouge palestinien pour obtenir le feu vert de Tsahal et aller sur le terrain, avait par ailleurs été menacée d’un pistolet par « les Israéliens ». Cette situation humanitaire et humaine catastrophique a poussé bon nombre d’organisations internationales à réagir.
Parmi elles, la commission de l’ONU sur les droits de l’homme a finalement décidé de tenir une réunion spéciale vendredi après-midi, à Genève, à la demande des représentants du monde arabe de la commission.
L’ONG de défense des droits de l’homme, Amnesty International, a également appelé dès mercredi au déploiement d’observateurs en Israël et dans les territoires palestiniens. « Il est temps que la communauté internationale fasse pression sur le gouvernement israélien pour qu’il accepte des observateurs internationaux en Israël et dans les territoires occupés », affirmait un communiqué, soulignant que « la communauté internationale fait des déclarations très fermes. Il faut aussi qu’elle agisse ».
Dans la même lignée, le Conseil international de réhabilitation des victimes de la torture (IRCT), basé à Copenhague, a appelé au « déploiement immédiat d’observateurs internationaux indépendants des droits de l’homme dans toutes les zones affectées par la crise israélo-palestinienne ». La présidente de l’IRCT, Maria Piniou-Kalli, a « exprimé son inquiétude face à l’occupation de Ramallah et aux actions militaires des forces armées israéliennes qui engendrent la terreur et la violence ».

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