Les Palestiniens attendent plus de Bush

Nabil Abou Roudeina, un proche conseiller du président Yasser Arafat, ajoute que «ce qu’il faut, c’est un retrait immédiat de l’armée israélienne des territoires occupés. C’est notre exigence principale». Il a ainsi souhaité que dans sa prochaine réunion prévue les 15 et 16 juillet à New York, le quartette sur le Proche-Orient (USA, UE, Russie et ONU) «oeuvrera pour l’application des résolutions du Conseil de sécurité, du retrait immédiat de l’armée israélienne pour pouvoir garantir la réussite des mesures et réformes entreprises par l’Autorité palestinienne». Une réunion à laquelle devraient participer les chefs des diplomaties saoudienne, Saoud Al-Fayçal, égyptienne, Ahmed Maher, et jordanienne, Marwan Moasher.
Le président américain avait estimé lundi que «des progrès» avaient été réalisés dans la mise en oeuvre de réformes au sein de l’Autorité palestinienne, condition qu’il avait posée à la création d’un Etat palestinien. Des réformes qui incluraient une mise à l’écart de Yasser Arafat. Fin juin, l’Autorité palestinienne avait dévoilé un vaste plan de réformes en 100 jours, en particulier dans les domaines des finances, de la justice et de la sécurité. Toujours sur le plan diplomatique, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, est attendu au Caire mercredi pour des entretiens avec le président égyptien Hosni Moubarak, pour des entretiens devant porter sur la situation au Proche-Orient, notamment dans les territoires palestiniens, et les efforts déployés pour tenter de renouer le dialogue entre Palestiniens et Israéliens.
L’Egypte a dépêché dimanche un émissaire auprès des Palestiniens et des Israéliens, le chef des renseignements égyptiens le général Omar Souleimane. Shimon Peres, le ministre des Affaires étrangères, a rencontré lundi à Al-Qods Salam Fayad, le ministre palestinien des Finances et devait rencontrer mardi Abderrazak Al-Yahya, le ministre palestinien de l’Intérieur. Il s’agit du premier contact entre Palestiniens et Israéliens depuis plus de deux mois. Par ailleurs, la Russie et la France ont appuyé la tenue d’une conférence internationale sur le Proche-Orient, malgré les fortes réticences des Etats-Unis, et exprimé leur soutien au président Yasser Arafat que Washington veut écarter. Cette convergence de vues a été exprimée à l’occasion de la première visite en Russie du nouveau chef de la diplomatie française Dominique, de Villepin, destinée à préparer le sommet Chirac-Poutine des 19-20 juillet à Sotchi (sud de la Russie).
M. de Villepin a déclaré que «la conférence internationale offre le cadre le mieux approprié, à condition bien sûr qu’elle soit soigneusement préparée et que des termes clairs de référence soient fixés» dans le respect des résolutions de l’ONU et du principe de Madrid : terre contre paix». Le ministre français, qui vient de faire une tournée au Proche-Orient et doit se rendre mercredi aux Etats-Unis, s’est également prononcé «pour la création d’un Etat palestinien pacifique et souverain sur la base des frontières de 1967». Une idée partagée par l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF), qui a réclamé le retrait «immédiat et inconditionnel» d’Israël de «tous les territoires arabes occupés». Réunie mardi à Berne, l’APF demande «l’arrêt des violences et la relance du processus de paix», appuyant, dans ce cadre, le plan de paix arabe adopté à Beyrouth en mars 2002. Les parlementaires considèrent que «la réoccupation par Israël des villes et villages palestiniens, la poursuite du blocus des territoires occupés, les actes quotidiens d’humiliation à l’égard du peuple palestinien (…) nuisent à la recherche sincère de la paix». Ils estiment enfin que la présence d’une force internationale dans les territoires palestiniens occupés contribuerait à la résolution du conflit au Proche-Orient.

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