Les recherches se poursuivent

Trois Marocains se trouvaient à bord du vol de l’Airbus français, qui a disparu lundi entre Rio de Janeiro et Paris. Il s’agit de deux docteurs vétérinaires, Fouad Haddour et Rajae Tazi Moukha et d’un technicien vétérinaire, Ahmed Faouzi, a indiqué une source autorisée. Plusieurs efforts visant la localisation de l’Airbus disparu ont été entrepris notamment par plusieurs appareils français et brésiliens ainsi qu’espagnols. Aussi, la France a demandé au Pentagone de mettre à contribution ses moyens d’observation et d’écoute par satellites, dans le but de localiser avec précision l’Airbus A330 d’Air France indique-t-on lundi auprès du ministère français de la Défense. Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, doit, dans ce cadre, s’entretenir très prochainement avec son homologue américain, Robert Gates, «pour déterminer si d’autres moyens peuvent être mis en œuvre», ajoute-t-on de même source. Par ailleurs, selon le dg d’Air France, Pierre-Henry Gourgeon, «la catastrophe (…) s’est produite à mi-chemin entre les côtes brésiliennes et les côtes africaines». «La zone concernée est cernée à quelques dizaines de milles nautiques près (un mille nautique est équivalent à 1,8 km)», a-t-il précisé.
L’examen des données envoyées automatiquement par l’Airbus a fait apparaître une «succession d’une dizaine de messages techniques» vers 04h15, heure de Paris (02h15 GMT), a-t-il signalé, ajoutant que «plusieurs équipements sont l’objet de pannes» ayant provoqué «une situation totalement inédite dans l’avion». «Il est probable que c’est peu après ces messages que s’est produit l’impact dans l’Atlantique», a souligné le directeur général d’Air France, indiquant que peu avant l’envoi de ces messages, «l’appareil a traversé des turbulences significatives».
Et les théories vont bon train pour tenter d’expliquer les raisons de la disparition en Atlantique de l’Airbus A330, lors du vol Rio-Paris, Air France mettant en avant l’hypothèse de la foudre, cas de figure contredit par les experts pour qui les avions sont équipés pour résister à ce phénomène.
«On a jamais perdu un avion en vol par le seul fait de la foudre», a tenu à souligner le porte-parole du Syndicat national français des pilotes de ligne, Erick Derivry invité du journal du soir de TF1, expliquant que l’avion «n’est qu’un outil de transit de la foudre, qui de ce fait ne s’emmagasine pas dans l’appareil».
Rappelons que l’Airbus, qui devait atterrir à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle lundi à 11 heures 10 locales, transportait en plus des trois Marocains , 73 Français (61 passagers et les 12 membres d’équipage), 58 Brésiliens et 26 Allemands.

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