Les Sadristes tentent d’empêcher l’examen de l’accord au Parlement

Alors que le Parlement avait commencé à lire le pacte de sécurité avec les Etats-Unis, les 30 parlementaires proches du chef radical chiite Moqtada Sadr, ont exigé à cor et à cri, que les députés se penchent d’abord sur un autre projet de loi concernant les traités et conventions. «Nous voulons que soit uniquement examiné aujourd’hui le projet de loi sur les traités et conventions et non l’accord avec les Etats-Unis», s’est écrié à la tribune du Parlement Aqil Abdel Hussein, chef du groupe sadriste. Le président du Parlement Mahmoud Machhadani leur a donné partiellement satisfaction et les deux textes ont été examinés successivement. La seconde lecture aura lieu mercredi. Les Sadristes essaient d’accélerer l’adoption de la loi sur les traités car elle stipule qu’il faut une majorité des deux tiers pour l’entrée en vigueur d’une convention internationale.
S’ils réussissaient, cela rendrait plus difficile l’adoption de l’accord avec le Etats-Unis, a indiqué une source parlementaire. «Le Parlement a pu examiner en première lecture le projet d’accord avec les Etats-Unis en dépit des perturbations causées par les Sadristes», a déclaré Sami al-Askari, proche du Premier ministre Nouri al-Maliki. Selon la loi en vigueur, la majorité simple suffit pour avaliser un traité. «Nous sommes en face d’une majorité claire en faveur de l’accord. Les députés de l’Alliance unifiée irakienne (AUI, chiite 85 députés) ont pris la décision de voter en faveur de l’accord tout comme l’Alliance kurde (53 députés) ainsi qu’une partie (des sunnites) du Front de la concorde nationale (38 députés)», a affirmé Qassem Daoud de l’AUI.
L’accord prévoit le départ d’Irak des quelque 150.000 soldats américains, répartis sur plus de 400 bases, huit ans après l’invasion ayant renversé le président Saddam Hussein. Nouri al-Maliki a obtenu l’aval des ministres des trois grandes communautés, chiite, sunnite et kurde. Une fois voté par le Parlement, le présidence collective, le Conseil présidentiel, devra donner son feu vert avant que l’accord ne soit finalement signé selon le porte-parole du gouvernement Ali Dabbagh, par le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari et la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice avant la fin novembre probablement à Bagdad.

Salam Faraj (AFP)

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