Les travaillistes ne voteront pas la dissolution de la Knesset

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a persuadé ses alliés du Parti travailliste de retirer leur soutien à une motion de l’opposition visant à dissoudre le Parlement, apprend-on auprès des travaillistes et du parti centriste Kadima. Cet accord écarte le risque d’une scission du gouvernement israélien qui aurait abouti à des élections législatives anticipées et gelé les discussions avec l’Autorité palestinienne et la Syrie.
Le Parti travailliste du ministre de la Défense, Ehud Barak, avait décidé lundi de soutenir la motion de dissolution défendue par l’opposition de droite en raison de la nouvelle affaire de corruption impliquant Olmert.
Mais Barak est revenu sur cette décision, Olmert ayant promis d’organiser d’ici au 25 septembre un scrutin interne qui pourrait lui coûter sa place à la tête de son parti Kadima. «La signification véritable de cet accord, c’est que l’Etat d’Israël s’est extirpé de la préoccupation quotidienne sur la tenue de nouvelles élections nationales», a dit Tzachi Hanegbi, négociateur de Kadima, au micro de Radio Israël. «Barak a bien vu où était la ligne rouge.» La cohésion de la coalition au pouvoir a été mise à mal par l’ouverture d’une enquête de police sur le versement de plus de 150.000 dollars à Olmert par un financier américain entre 1993 et 2002.
Ehud Barak a appelé le Premier ministre à la démission; Olmert, qui se défend de toute malversation dans cette affaire mais s’est engagé à quitter ses fonctions s’il devait être inculpé, a menacé en retour de limoger les cinq ministres travaillistes s’ils se joignaient à la motion de dissolution déposée par le leader d’opposition Benjamin Netanyahu.
Pour les politologues, ni Olmert ni Barak n’ont intérêt à des élections législatives anticipées face à un Netanyahu donné largement en tête par les sondages.
Selon Radio Israël, le Likoud aurait retiré sa motion: en vertu des règles de procédure parlementaire, le rejet de cette motion aurait gelé pour un certain temps l’examen d’une nouvelle motion de ce type.
Depuis le nouveau scandale de corruption, plusieurs personnalités du parti Kadima ont fait acte de candidature pour succéder à Olmert.

• Dan Williams (Reuters)

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