Liban : Le général François al-Hadj tué dans un attentat

Un officier supérieur libanais et quatre autres personnes ont trouvé la mort mercredi dans un probable attentat à la voiture piégée dans la banlieue est de Beyrouth, apprend-on de sources proches de la sécurité. Plusieurs dizaines de personnes ont également été blessées par l’explosion survenue à Baabda, une localité chrétienne où se trouve le palais présidentiel. De mêmes sources, on précise que l’officier tué est le général François al Hadj, chef des opérations au sein de l’armée libanaise. Il était pressenti pour succéder à l’actuel chef des armées Michel Souleïmane, le candidat de consensus pour la présidence de la République. Sa mort n’a pas été confirmée officiellement par l’armée qui a toutefois déclaré que toutes les personnes tuées étaient des militaires. La déflagration, qui s’est produite à 7h00 locale (05h00 GMT), a projeté la voiture du général à plusieurs mètres et d’autres véhicules ont pris feu alentour. Plusieurs bâtiments ont été endommagés. De nombreux soldats ont bouclé le secteur pendant que les pompiers et les sauveteurs se chargeaient d’éteindre les incendies et de transférer les blessés dans les hôpitaux voisins.
Lundi, le président du parlement libanais a reporté l’élection présidentielle au 17 décembre, huitième report de ce scrutin à chaque fois ajourné en raison de divergences entre la coalition antisyrienne au pouvoir et l’opposition soutenue par Damas. Les deux camps se sont mis d’accord la semaine dernière sur le nom du général Michel Souleïmane, un chrétien maronite, pour le poste laissé vacant depuis l’expiration du mandat d’Emile Lahoud, le 24 novembre. Les Etats-Unis ont «fermement» condamné cet attentat. «Nous condamnons fermement cet assassinat», a dit Gordon Johndroe, porte-parole du Conseil national de sécurité rattaché à la présidence. «C’est une période cruciale pour le Liban qui s’efforce de conserver un gouvernement démocratiquement élu et de choisir un nouveau président», a-t-il ajouté, allusion à l’absence de président au Liban depuis l’expiration du mandat d’Emile Lahoud, le 23 novembre. Johndroe a ajouté que le président George Bush «continuerait de se tenir au côté du peuple libanais pour contrecarrer les projets de ceux qui veulent nuire à leur sécurité et à leur liberté». Le Liban a connu plusieurs assassinats de personnalités anti-syriennes depuis le meurtre de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en février 2005. Le plus récent a visé Antoine Ghanem, tué dans un attentat à la voiture piégée en septembre.

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